"Journal de l'insomnie collective"
"Journal de l'insomnie collective" © ONF.ca / Capture d'écran

“J’arrive pas à dormir... Tu dors ?... Toi non plus ?... Tu veux parler avec moi ?... Viens.” Avec un ton suave et un brin d’accent québecois, une voix féminine nous accueille sur le nouveau webdocumentaire de l’ONF. Non, pas l’Office national des forêts ; l’Office national du film du Canada.__

“Insomnies” n’est pour l’instant qu’une expérience multimédia partielle. Sur la plate-forme actuellement proposée en ligne, l’ONF propose aux insomniaques de partager leur propre expérience. Le principe est simple. En pleine insomnie, allumez votre ordinateur, et connectez-vous au site. Vous retrouvez cette voix féminine, sur fond de musique à la fois sombre et apaisante. Dans une interface très léchée, toute de noir et blanc, elle vous invite à répondre à plus de 80 questions.

"Quel est l'impact de ton insomnie sur ton travail ?", "Décris la pièce où te trouves" ou "Quel est ton rituel avant de te coucher ?", sont quelques-unes des questions auxquelles l'internaute insomniaque sera amené à répondre, en une ou plusieurs fois. Pour chaque question, il est possible de répondre en tapant du texte, en faisant un dessin à l'aide de la souris, ou en connectant une webcam pour enregistrer une réponse vidéo.

L’objectif de la démarche ? Composer un “journal de l’insomnie collective”, et proposer, dans un second temps, un expérience permettant de se mettre “à la place” des insomniaques. En fonction du fuseau horaire et du moment de la journée, les visiteurs de cette deuxième phase, en panne de sommeil ou pas, pourront découvrir le portrait-type d'un insomniaque. L'ONF promet même qu'il sera possible de prendre rendez-vous avec un insomnique, un vrai, pour partager avec lui son expérience, via le web.

L’ONF ne compte pas proposer un traitement médical de la chose, mais une approche plus psychologique des troubles du sommeil, qui touchent près d’un tiers de la population des pays occidentaux. Car d’après le site, l’insomnie peut être “un signe avant-coureur de signes graves tels que l’épuisement professionnel, la dépression, les idées de suicide”.

A mi-chemin entre l'oeuvre d'art, l'expérience scientifique et le webdocumentaire, ce "Journal de l'insomnie collective" devrait être complété et entièrement mis en ligne début 2013.

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Dossier_lien_chronique_netplusultra © Radio France

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