[scald=68945:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le procureur général de la Côte d'Ivoire a notifié mardi à l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo le mandat d'arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI), a indiqué l'un de ses avocats, Me Lucie Bourthoumieux.

"La justice ivoirienne lui a montré le mandat d'arrêt ce matin", a-t-elle dit à Reuters.

Laurent Gbagbo pourrait être transféré à la CPI à La Haye "dans les toutes prochaines heures", a précisé à Paris l'un de ses conseillers, Toussaint Alain.

Cette annonce intervient à l'approche des élections législatives du 11 décembre.

Le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, a délivré le 23 novembre 2011 un mandat d'arrêt international à l'encontre de Laurent Gbagbo, en résidence surveillée à Korhogo, dans le nord de la Côte d'Ivoire, écrit pour sa part Toussaint Alain dans un communiqué.

"Le gouvernement de M. Alassane Ouattara, ses juges ainsi que des envoyés de la CPI sont actuellement à pied d'oeuvre à Korhogo pour tenter de faire exécuter ce mandat illégal pour transférer le président Gbagbo dans les toutes prochaines heures à la CPI", ajoute-t-il.

La CPI avait autorisé début octobre l'ouverture d'une enquête sur d'éventuels crimes commis dans deux camps en Côte d'Ivoire durant la guerre civile ayant suivi l'élection présidentielle de fin 2010.

Selon Luis Moreno-Ocampo, le conflit entre les forces de Laurent Gbagbo et les partisans d'Alassane Ouattara a fait au moins 3.000 morts et 520 personnes ont été détenues de manière arbitraire durant cette période.

La guerre a pris fin en avril avec la capture à Abidjan de Laurent Gbagbo, qui refusait de céder le pouvoir à Alassane Ouattara, désigné vainqueur du scrutin présidentiel selon des résultats certifiés par les Nations unies.

Gérard Bon, avec Mark John à Dakar, édité par Yves Clarisse

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