L'entreprise BioSerenity a produit avec l'aide de l'Inserm et l'université de Lille deux nouveaux masques pour se protéger de la Covid-19. L'un est chirurgical, l'autre est de type FFP2. Et les deux peuvent non seulement bloquer les virus et les bactéries, mais aussi les désactiver.

L'innovation de ces masques virucides vient de la fibre utilisée pour les fabriquer par l'entreprise BioSerenity basée à Troyes
L'innovation de ces masques virucides vient de la fibre utilisée pour les fabriquer par l'entreprise BioSerenity basée à Troyes

Avec cette innovation, l'entreprise BioSerenity basée à Troyes qui produisait déjà des masques depuis le début de l'épidémie, espère se démarquer de ses concurrents, nombreux aujourd'hui sur le marché de la lutte contre la Covid-19. La société commercialise, à partir de ce mardi, deux masques qui filtrent, mais aussi décontaminent les virus.

Réduction de 99.9% du virus en moins de 5 minutes

Toute l'innovation de ces masques virucides vient de la fibre utilisée pour les fabriquer. Dans les quatre couches du masque, l'une d'elle contient une "molécule cage", la cyclodextrine (qui provient de l'amidon de maïs), sur laquelle on peut fixer un agent antiviral et antibactérien.

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"Cet agent antiviral est une molécule de type ammonium quaternaire, raconte le professeur Bernard Martel, enseignant chercheur à l'université de Lille. Cette molécule est déjà utilisée pour ses propriétés antimicrobiennes dans des formulations pharmaceutiques telles que les solutions cutanées antiseptiques, dans des gouttes pour les yeux ou pour le nez, ou en tant que conservateur dans les cosmétiques."

D'après les études menées en laboratoire, en collaboration avec l'Inserm, le CNRS de l'université de Lille et le CHU lillois, les résultats sont probants. "Ils ont montré une réduction de 99.9% du virus en moins de 5 minutes (et 99.96% en moins de 2 heures)."

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Un déchet "moins dangereux"

Les masques ont été testés sur une "souche de coronavirus humain". Pas sur le SARS-CoV-2, pour ne pas faire courir le risque à des cobayes d'attraper la Covid-19. Mais l'entreprise l'assure : l'agent antiviral vient à bout de n'importe quel virus "enveloppé" comme le sont le SARS-CoV-2 et ses variants.

Autre avantage vanté par la société, comme le virus est neutralisé au contact du masque, ce dernier quand il est "usagé, est considéré comme un objet beaucoup moins contaminé que les masques standards", affirme Gaétan Gerber, de pôle recherche et développement de BioSerenity. La durée de vie des deux masques à usage unique est de 4 heures. "Ce n'est pas nous qui fixons ces normes-là", rappelle le directeur général de l'entreprise, Marc Frouin.

Les masques sont jetables et la société troyenne n'envisage pas de produire des masques en tissu réutilisable. Il leur est impossible de fixer sur le long terme l'agent antiviral sur ce type de masques. "Si vous le passez à la machine à laver, le niveau de performance va descendre de manière instantanée," se justifie Marc Frouin. 

Des masques 30% plus chers que la moyenne

L'entreprise envisage de produire un million de masques marqués "CE" par jour. Destinés prioritairement au personnel soignant, ils sont aussi disponibles pour les particuliers. Sur le site internet de BioSerenity dans un premier temps, dans les rayons des pharmacies plus tard. 

Le masque chirurgical de BioSerenity est vendu 0.44 €, soit 30% plus cher que les masques chirurgicaux habituels. Le masque type FFP2 est vendu 1,49 €. L'entreprise compte produire un million de masques par jour.