C'était le 16 juillet 2010, Miguel Duquenet était au volant, son cousin Luigi à ses côtés. Au moment où le premier gendarme demande les papiers du conducteur, celui-ci redémarre brusquement. Le second gendarme prend peur et tire à deux reprises sur le véhicule, la seconde balle sera mortelle pour le jeune passager.

Pour la famille Duquenet, c'est une bavure. Mais après un an et demi d'instruction, la Cour d'Appel d'Orléans a estimé que le gendarme avait tiré en état de légitime défense, retenant que le gendarme avait pu se sentir en danger en voyant son collègue menacé, "Je me suis trouvé en danger immédiat" avait-il affirmé à l'instruction.

Cette partie là du dossier se referme donc. Pour l'instant, car la famille Duquenet va certainement se pourvoir en cassation.

En revanche, Miguel Duquenet, qui est en détention provisoire depuis l'été 2010, va comparaitre mardi prochain devant le tribunal de Blois pour refus d'obtempérer avec mise en danger de la vie d'autrui. Une audience qui, avec ce nom lieu du gendarme, risque de réveiller les colères de la communauté des gens du voyage.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.