Viellesse euthanasie
Viellesse euthanasie © Lumières/Fotolia

Le Conseil national de l'Ordre des médecins s'est prononcé en faveur d'une évolution de la législation sur la fin de vie en France en envisageant pour la première fois le recours à une sédation terminale dans des "situations exceptionnelles".

Le projet de loi sur la fin de vie voulu par François Hollande sera présenté en juin prochain à l'Assemblée Nationale. On en connaît pas encore le contenu.

Dans un texte adopté le 8 février et rendu public jeudi, l'institution reconnaît que la loi actuelle n'offre aucune solution pour certaines agonies prolongées, ou pour des douleurs psychologiques ou physiques qui restent "incontrôlables". "Sur des requêtes persistantes, lucides et réitérées de la personne, atteinte d'une affection pour laquelle les soins curatifs sont devenus inopérants et les soins palliatifs instaurés, une décision médicale légitime doit être prise devant des situations cliniques exceptionnelles", peut-on lire dans ce texte intitulé "Fin de vie, assistance à mourir".

Les explications de Danièle Messager.

Dans ces cas spécifiques, l'institution estime :

Une sédation adaptée, profonde et terminale du patient doit pouvoir être délivrée par un collège médical, dont il conviendrait de fixer la composition et les modalités de saisine.

Si l'avis collégial relatif à la demande du patient est d'y accéder, le médecin pourrait y donner suite personnellement, s'y associer ou se récuser en invoquant la clause de conscience.

Jean-Marie Faroudja, membre du Conseil de l'Ordre et rapporteur de ce texte, nous en explique les grandes lignes.

Jusqu'alors l'Ordre était resté très opposé à toute évolution de la loi. L'institution préconise également de promouvoir la connaissance, l'accompagnement et l'application de la loi Leonetti de 2005, qui "reste pour l'heure trop peu connue de la population, mais aussi des professionnels de santé".

Pour certaines familles de malades en phase terminale c'est une avancée.

Géraldine Hallot a rencontré Régine Salvat, son fils gravement malade s'était suicidé en 2008

Mais pour le président de l'association pour le droit de mourir dans la dignité, il n'y a rien de nouveau sous le soleil.

Ecoutez la réaction de Jean-Luc Romero

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