Charles Torres a décidé de riposter sans attendre son jugement, le 6 mars prochain, pour son refus de prélèvement ADN. Son avocate Marie Dosé va déposer à Nanterre une plainte avec constitution de partie civile pour "faux" et "escroquerie ou tentative d'escroquerie au jugement", contre un capitaine de police de la SDAT (sous-direction anti-terroriste de la direction centrale de la police judiciaire) et "tous autres". Le 24 février 2012, après une trentaine d'heures de garde à vue, le jeune forgeron n'avait pas été poursuivi pour le sabotage des lignes TGV, mais seulement pour son refus des prélèvement ADN. Un procès-verbal de la SDAT, transmis à Rouen et visé par la plainte pour faux, assure que "le prélèvement génétique ainsi refusé (...) aurait utilement permis de dresser le profil génétique de l'intéressé aux fins de comparaison avec les empreintes génétiques à ce jour non identifiées découvertes au cours de la procédure". Or ses amis mis en examen, qui ont accès au dossier Tarnac instruit à Paris, savent que l'ADN de Charles Torres a bien été prélevé à son insu : les policiers avaient déjà récupéré des cheveux dans sa cellule. Par ailleurs, selon Charles Torres lui-même, "il n'y avait aucun ADN à comparer, les seuls profils génétiques retrouvés sur les crochets (qu'il était soupçonné d'avoir forgés) étaient ceux de deux gendarmes".

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