MARSEILLE (Reuters) - Un homme placé en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur la mort d'Océane a avoué le meurtre de la fillette de huit ans dont le corps a été découvert sans vie dimanche près de sa maison de Bellegarde (Gard), a annoncé mercredi le procureur de Nîmes.

L'ADN de l'homme âgé de 25 ans est le même que celui retrouvé sur les vêtements de la victime, a précisé le procureur, Robert Gelli.

"On peut dire aujourd'hui avec certitude que sa responsabilité dans cette affaire apparaît pleine et entière tant par les résultats des analyses ADN qu'en fonction de ses propres déclarations", a-t-il dit à la presse

"Le gardé à vue vient de passer des aveux", a-t-il ajouté.

Le magistrat a précisé que son passage aux aveux avait été antérieur à la notification des résultats des tests ADN. "Je pense qu'il devait imaginer ce qu'on allait découvrir", a-t-il dit.

Le suspect s'était spontanément présenté mardi soir à la gendarmerie de Bellegarde pour réclamer un prélèvement ADN. Il disait ne plus se souvenait plus de ce qu'il avait fait durant la nuit de samedi à dimanche.

Le suspect, sans emploi et sans antécédent judiciaire, aurait absorbé samedi après-midi des boissons alcoolisées et peut-être de la drogue, a indiqué le procureur.

"Il semble qu'il ait commencé à évoquer sa responsabilité de ces faits au cours d'une conversation avec sa femme qui a précédé sa venue à la gendarmerie", a dit Robert Gelli.

Les expertises génétiques réalisées sur le corps de la victime avaient permis mardi de mettre hors de cause un retraité de 73 ans, qui avait été libéré après deux jours de garde à vue.

Sortie seule samedi soir, selon ses parents, pour aller chercher un jeu vidéo chez un voisin habitant à 300 mètres, Océane avait disparu et son corps avait été retrouvé dimanche dans un champ.

L'autopsie a montré que la fillette avait subi des attouchements sexuels, avait été asphyxiée et poignardée à quatre reprises, dont une fois dans le coeur. On ignore si les coups de couteau ont été portés avant ou après la mort.

Selon le procureur de Nîmes, le corps de la fillette a été déposé dimanche matin à l'endroit de la découverte car il ne portait ni traces de boue ni salissures, alors que la région a été le théâtre de fortes précipitations.

Plus de 3.000 personnes ont silencieusement défilé, mercredi dans les rues de Bellegarde, lors d'une marche de solidarité avec les parents d'Océane, présents en tête de cortège. La fillette sera inhumée jeudi dans cette commune de 6.000 habitants.

Jean-François Rosnoblet, édité par Patrick Vignal

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