Au Far-West, on prenait les diligences. Dans le Sud-Est français, on attaque les TGV. Un train assurant la liaison Marseille - Nice a été contraint à l'arrêt par une vingtaine de jeunes, qui ont tenté en vain d'en forcer les portes... Face caméra.

le trafic tgv nord reprend
le trafic tgv nord reprend © reuters

Ça commence comme un épisode de la vie de Billy the Kid, mais les attaquants ont finalement tout des Pieds Nickelés. Pourtant, le plan semblait presque parfait : pour arrêter le TGV, les jeunes assaillants ont utilisé une technique astucieuse. Ils ont placé des torches de détresse sur la voie, forçant ainsi le conducteur à s'arrêter... Conformément à la procédure d'urgence.

Plutôt malin : "Ces torches à flamme rouge sont des outils de sécurité que l'on utilise ordinairement pour signaler un gros problème et dans ce cas les conducteurs ont pour consigne de s'arrêter", explque un porte-parole de la direction régionale de la SNCF en Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le TGV était fermé de l'intérieur

Sauf que... Il ne suffit pas d'arrêter le train, encore faut-il pouvoir y entrer. Or un TGV, contrairement à une diligence, dispose d'un système de verrouillage des portes. Les assaillants ont bien tenté de les forcer, en vain. D'autant que la police est rapidement arrivée pour les en empêcher. Et les forcer à s'enfuir (à pieds).

Une dizaine de personnes ont été interpellées (dont la moitié de mineurs) et placées en garde à vue à la Sûreté départementale. Tous seront présentés ce lundi à un juge d'instruction pour "entrave à la circulation". Visiblement ils n'avaient pas l'intention de braquer les voyageurs du train, mais seulement de "faire le buzz". L'un d'eux, Sergio Leone en herbe, aurait même filmé l'attaque.

Explications de Marie-Christine Lauriol.

Parti de Paris, le TGV transportait 150 personnes et venait de partir de la gare Saint-Charles de Marseille.

Résultat : une grosse frayeur pour les passagers.

Leur train est finalement reparti, avec deux heures de retard.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.