[scald=102803:sdl_editor_representation]LYON (Reuters) - Quelque 60.000 personnes ont formé une chaine humaine de 235 kilomètres de long dimanche entre Lyon et Avignon pour demander la sortie du nucléaire, selon l'estimation des organisateurs.

Un an après la catastrophe de Fukushima, les militants ont ciblé cette portion de la vallée du Rhône car elle est la zone la plus nucléarisée de France avec 14 centrales et de nombreux sites.

"Les citoyens sont prêts à se mobiliser pour reprendre en main leur avenir énergétique, pour demander la sortie du nucléaire, alors que cette question a toujours échappé au débat démocratique", a déclaré Laura Hameaux, de l'association Sortir du nucléaire.

"La France fait office d'exception", a-t-elle ajouté, postée en début de chaine. "Le lobby nucléaire défend ce fleuron de l'industrie et est prêt pour cela à tous les mensonges et contre-vérités."

Dans la chaine qui empreinte la route nationale 7, Marine, étudiante, est venue manifester son inquiétude "face au tout nucléaire à la française".

Syndicaliste chez Sud-Rail, Philippe Guiter explique que les cheminots sont "directement exposés aux risques, par l'intermédiaire des Castors, ces trains spéciaux transportant les déchets nucléaires".

"Les trains émettent des rayons neutroniques sur 60 mètres autour des wagons", ajoute-t-il. "Ils exposent ainsi le personnel de la SNCF, mais aussi les usagers et les riverains."

Eva Joly, candidate écologiste à l'élection présidentielle a choisi Montélimar, face à la centrale de Cruas, pour participer à la chaîne humaine.

Catherine Lagrange, édité par Jean-Baptiste Vey

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