Une collision entre un TGV et un TER
Une collision entre un TGV et un TER © Radio France

Six personnes sont toujours hospitalisées, dont deux en réanimation, après la collision jeudi entre un TGV et un TER près de Denguin (Pyrénées-Atlantiques).

Jeudi soir, le bilan de la collision, était de 40 blessés.

Quelque 60 passagers voyageaient à bord du TER, tandis qu'ils étaient 178 dans le TGV.

Selon la préfecture, le TER entre Pau et Dax a percuté à 17h25 l'arrière d'un TGV reliant Tarbes à Paris.

La collision serait survenue à petite vitesse alors que le TGV, qui avait ralenti ou était proche de l'arrêt, était en train de reprendre de la vitesse.

Selon les passagers, une annonce diffusée dans le TGV avant le choc, avait informé les voyageurs que le train était contraint de ralentir en raison d'un problème de signalisation lié à la chaleur.

Dimitri, était l'un des passager du TGV. Il a expliqué à Jean-Pierre Daucé, que le TER a percuté son train par l'arrière.

La circulation des trains entre Pau et Bayonne a été interrompue. Le plan Orsec "nombreuses victimes" a été déclenché.

Selon le directeur général de la SNCF, Alain Krakovitch, la collision a pu être entraînée par un signal resté en rouge en permanence. "Il faut savoir que le système de signalisation était en maintenance", au moment où l'accident s'est produit, vers 17h30 à hauteur de Denguin, a dit le secrétaire d'Etat aux transports, Frédéric Cuvillier.

"La question est de savoir pourquoi la signalisation sur les voies n'a pas fonctionné ou n'a pas été vue", a demandé le maire de Pau, François Bayrou, qui s'est déplacé à Denguin.

Et pourquoi aussi le TER allait-il bien plus vite que prévu.

Les explications de Daniel Corsand

Le Bureau d'enquêtes sur les accidents de transport terrestre (BEATT) saisi jeudi par Frédéric Cuvillier, devrait se concentrer sur les aspects techniques. La SNCF a également diligenté une enquête interne.

L'enquête judiciaire a été confiée au groupement de gendarmerie de Pau avec l'appui de la Section de recherche.

Les deux conducteurs, dont celui du TER "très choqué", ont été entendus dès jeudi soir. et les deux "boîtes noires" récupérées.

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