L'économie palestinienne affichait 10% de croissance l'année dernière.Elle est pourtant encerclée par un mur (en Cisjordanie), sous blocus (à Gaza), et filtrée (à chaque poste frontière avec Israël). Cela explique pourquoi le chômage, la pauvreté et les déficits commerciaux restent à des niveaux très élevés.

Dans certains quartiers de la bande de Gaza, le chômage dépasse 60%. La situation s'est brusquement dégradée au début des années 2000, quand Israël a réduit le nombre de permis de travail. En 1999, 135 000 Palestiniens passaient chaque jour la frontière pour travailler. En 2002, il n'étaient plus que 50 000 : 15% des salariés palestiniens avaient perdu leur poste.

La croissance, victime des violences

La croissance, victime des violences
La croissance, victime des violences © Radio France / Mariel Bluteau

La hausse du PIB, bien réelle entre chaque crise politique, n'empêche pas une baisse du niveau de vie... car la population a augmenté plus vite. Le revenu par habitant reste aujourd'hui inférieur à son niveau de 1999, et l'écart avec Israël s'est creusé.

Perfusion d'aide internationale

Emploi et aide dans les territoires palestiniens
Emploi et aide dans les territoires palestiniens © Radio France

En augmentation constante, l'aide internationale a représenté jusqu'à un tiers du PIB des Territoires, en 2008.

L'essentiel des fonds de l'Autorité palestinienne provient des recettes douanières, perçues par Israël, qui les retient parfois plusieurs semaines.

Ramallah dépend donc de l'extérieur pour payer ses fonctionnaires.

Toutes catégories confondues, ils représentent près d'un quart des emplois -autant qu'en Finlande et plus qu'en France.

Malgré cette perfusion, l'Autorité palestinienne accumule des dettes et peine parfois à verser les traitements.

Le gouvernement s'est engagé à réduire de 12% le nombre d'emplois publics, mais il sait que la croissance risque d'en souffrir.

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