le drian juge une intervention au mali possible au 1er semestre 2012
le drian juge une intervention au mali possible au 1er semestre 2012 © reuters

L'intervention militaire de la force africaine visant à chasser les rebelles islamistes du nord du Mali pourra avoir lieu au premier semestre 2013, déclare Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense dans une interview au quotidien La Croix. La force africaine, qui prendra le nom d'Afisma, devrait compter jusqu'à 3.300 hommes et aidera les forces gouvernementales maliennes à reprendre les zones du nord du pays.

"L'intervention militaire pourra avoir lieu au premier semestre de l'année prochaine", précise le Ministre, estimant que "pour l'instant, il n'y a pas de solution politique" au Mali. Un contingent européen de 400 militaires sera constitué au début de l'année prochaine avant d'être envoyé au Mali pour "former l'armée malienne et la préparer à rendre à ce pays la souveraineté sur l'ensemble du territoire", ajoute-t-il, précisant que ces militaires ne participeraient pas aux opérations de combat.

Le groupe islamiste nigérian Ansaru a revendiqué dimanche l'enlèvement d'un ingénieur français capturé dans le nord du Nigeria, expliquant notamment son geste par le soutien de la France à une intervention militaire dans le nord du Mali.

On sait très peu de choses d'Ansaru, une dissidence du groupe Boko Haram.__

Sébastien Laugénie

Concernant les neuf otages français détenus sur le sol africain, Jean-Yves le Drian dénonce une "logique infernale que nous ne pouvons pas laisser évoluer ainsi."

"Nous nous occupons de très près des otages et faisons tout notre possible pour obtenir leur libération. Mais cela ne nous empêche pas de considérer que l'enjeu de l'intégrité du Mali estessentiel pour la sécurité de ce pays, comme pour celle de la France et de l'Europe", souligne-t-il.

Dans la ville historique de Tombouctou, inscrite au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO, des tombes et des mausolées soufis ont de nouveau été la proie d'islamistes armés hier. Selon des habitants, ces destructions seraient l'oeuvre d'une quinzaine de combattants islamistes qui sillonnent la ville.

Spécialiste de la région Philippe Hugon pense que ecs nouvelles destructions sont un signe inquiétant

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