[scald=67547:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Une envoyée spéciale de France 3 au Caire a dit avoir été agressée sexuellement, jeudi, durant un reportage près de la place Tahrir.

"J'ai été empoignée par plusieurs hommes et j'ai subi une agression sexuelle, devant tout le monde, en plein jour", a dit Caroline Sinz à la fin de son reportage dans Soir 3.

Elle a ajouté que très peu de femmes, journalistes de surcroît, s'aventuraient sur la place Tahrir. "C'est une façon d'intimider la presse", a estimé la journaliste.

"Caroline Sinz et son journaliste reporter d'images Salah Agrabi ont été violemment agressés par un groupe de jeunes d'une trentaine de personnes", a précisé Catherine Bazin, responsable de la communication de France 3.

Les deux journalistes étaient jeudi soir en sécurité et en bonne santé, a dit la chaîne.

Reporters sans frontières (RSF) a estimé que les rédactions devaient arrêter d'envoyer des femmes en reportage en Egypte.

"C'est malheureux d'en arriver là, mais face à la violence de ces agressions, il n'existe pas d'autre solution", a déclaré l'organisation de défense de la presse dans un communiqué.

RSF rappelle l'agression sexuelle de la journaliste américaine Lara Logan, le 11 février, jour de la chute d'Hosni Moubarak, et celle dont la blogueuse américano-égyptienne Mona al Tahtawy dit avoir été victime dans la nuit de mercredi à jeudi, dans un commissariat.

Plusieurs milliers de personnes, essentiellement des jeunes, occupent depuis vendredi dernier la place Tahrir pour réclamer le départ du conseil militaire au pouvoir.

Clément Guillou, édité par Jean-Philippe Lefief

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