Ce parcours sous les auspices de la place Beauvau est couronné par l’attribution d’une Légion d’Honneur, au grade de chevalier, le 31 décembre 2009, par décret du Président de la République, sur le contingent du Ministère de l’Intérieur.

L’attribution de cette décoration a été contestée par l’ancien élu écologiste, Raymond Avrillier, considéré comme le « tombeur » d’Alain Carignon, et auteur en 1995 d’un livre-enquête, « Le système Carignon », co-écrit avec un journaliste de France 3, Philippe Descamps.

Ce dernier en paiera le prix fort : il sera licencié par son employeur, à la suite de cette publication.

Raymond Avrillier a déposé un recours en annulation devant le Conseil d’Etat sur l’attribution de cette Légion d’Honneur. En vain. Sa demande sera rejetée le 7 octobre 2010, décision rendue publique le 22 octobre 2010. Le Conseil d’Etat a considéré que le statut de simple contribuable grenoblois ne donnait pas « qualité » à Raymond Avrillier pour « contester la légalité » de cette Légion d’Honneur.

Quand le ministère de l’Intérieur salue la « réussite » en Isère de Xavier Peneau

Dans un document à destination du Conseil d’Etat que nous avons pu consulter, le Ministère de l’intérieur retrace de manière particulièrement bienveillante le parcours de Xavier Peneau, afin de motiver cette « proposition » de Légion d’Honneur.

On peut notamment lire que :

« Nommé directeur général des services départementaux de l’Isère en 1985, M. Peneau exerce de lourdes responsabilités dans les domaines financiers, administratifs et relationnel. Sa réussite dans cette affectation demandant autorité naturelle et sens de l’humain lui vaut d’exercer, en outre les fonctions de directeur de cabinet du maire de Grenoble en 1989. »

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Son « engagement personnel » , son « sens du contact » , son « ouverture d’esprit » , et son « son sang froid » constituent autant de « mérites éminents » aux yeux du Ministère de l’Intérieur.

Lire le document du Ministère de l’Intérieur

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