[scald=42861:sdl_editor_representation]NEW YORK (Reuters) - L'Américaine Serena Williams, tombée au 28e rang du classement féminin, briguera dimanche 11 septembre un quatrième titre à l'US Open face à l'Australienne Samantha Stosur, tête de série numéro 9.

Samedi, tard dans la soirée, l'Américaine a surclassé Caroline Wozniacki, la numéro une mondiale, en deux sets 6-2 6-4 et 1h26 de jeu alors que l'Australienne a mis fin au conte de fées de la modeste Allemande Angélique Kerber en trois manches (6-3 2-6 6-2).

A l'exception d'un problème au pied droit qui a nécessité l'intervention du kiné de la WTA, Serena Williams a dirigé la manoeuvre avec sa puissance et sa détermination habituelles.

La Danoise s'est contentée de défendre - cinq petits points gagnants - et d'escompter un peu de déchet dans le jeu de son adversaire sacrée à Flushing Meadows en 1999, 2002 et 2008.

Cette baisse de rythme est survenue en fin de deuxième set lorsque Williams a cédé sa mise en jeu pour la première fois alors qu'elle servait à 5-3. Mais elle a su reprendre la mise en jeu de Caroline Wozniacki une cinquième fois.

"Je suis heureuse de disputer une nouvelle finale ici", a dit Serena Williams. "Je voulais absolument jouer demain, qui est un jour si spécial pour les Etats-Unis. Avec mes blessures, la route a été des plus dures mais le public m'a formidablement aidée".

Dans la deuxième demi-finale, disputée sur le Grandstand, Samantha Stosur a fait respecter la hiérarchie en dominant l'Allemande Angélique Kerber, 92e mondiale, en trois sets 6-3 2-6 6-2. Elle se voit offrir une nouvelle chance de remporter un titre majeur après sa défaite l'an dernier en finale de Roland-Garros.

"A Paris, Francesca Schiavone avait très bien joué", a déclaré Samantha Stosur. "Si je gagne dimanche, c'est un rêve qui deviendrait réalité. Ca concrétiserait vingt ans d'implication dans le tennis".

La dernière Australienne à avoir atteint la finale à l'US Open était Wendy Turnbull en 1977. Mais Samantha Stosur a plus de souvenirs du titre décroché par son compatriote Pat Rafter.

"C'était le matin chez moi, j'étais happée par l'événement et j'avais dit à mes parents qu'il n'était pas question que j'aille à l'école avant la fin du match !"

Eric Salliot

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