Le balcon où le nouveau pape apparaitra
Le balcon où le nouveau pape apparaitra © MaxPPP/Michael Kappeler

Les 115 cardinaux électeurs entrent en conclave aujourd’hui, un événement suivi par des millions de fidèles dans le monde Selon les cardinaux eux-mêmes, aucun favori ne se dégage. Ils ont débattu une dernière fois hier de l'avenir de l'Eglise catholique avant de s'isoler aujourd’hui dans la chapelle Sixtine.

Depuis 7h ce matin, les cardinaux ont déménagé dans la Maison Sainte Marthe, un ancien hospice où ils habiteront tant qu'ils n'auront pas élu le nouveau chef de l’église.

Ils sont tenus au silence complet, comme le confirment Pierre Durieux, le directeur de la com du diocèse de Lyon et le cardinal Napier.

La messe solannelle "pro eligendo pontefice"
La messe solannelle "pro eligendo pontefice" © REUTERS/Stefano Rellandini

A 11h, les cardinaux électeurs ont participé à la messe « pro eligendo Pontifice » (pour l'élection du pontife romain) célébrée dans la basilique Saint-Pierre par le cardinal Angelo Sodano, doyen du Sacré Collège. Lorsque le cardinal Angelo Sodano, doyen du Sacré Collège, a prononcé dans son homélie le nom de l'ex-pape, un tonnerre d'applaudissements a retenti pendant une minute dans la basilique et sur la place.

Le cardinal Sodano a exhorté les cardinaux à "travailler tous ensemble pour construire l'unité de l'Eglise" et à "coopérer avec le successeur de Pierre". Il a cité un épître de Saint-Paul: "Ayez beaucoup d'humilité, de douceur et de patience, soutenez-vous les uns les autres avec amour". A la fin de la messe, les cardinaux sont repartis de la basilique en procession.

A Rome, Anaïs Feuga

A 17h30, les 115 cardinaux électeurs âgés de moins de 80 ans et provenant de 48 pays entreront en procession dans la Chapelle Sixtine peinte par Michel-Ange, accompagnés du chant de la litanie des saints. Chacun d'eux devra, la main posée sur l'Evangile, "jurer de garder le secret absolu sur tout ce qui concerne directement ou indirectement les votes et les scrutins pour l'élection du souverain pontife". Selon un rituel immuable et strict, hérité du Moyen-Age, les portes seront ensuite fermées "à clé" (d'où l'origine du nom de "Conclave").

Un premier tour de scrutin, sorte de primaire, devrait faire émerger quelques noms. Les cardinaux organiseront jusqu'à quatre tours de scrutin les jours suivants - deux le matin et deux l'après-midi - jusqu'à ce qu'un nouveau pape, le 266e, soit élu.

L'analyse d'Isabelle de Gaulmyn, chef de service au quotidien La Croix, invitée de Claire Servajean

Tous les bulletins seront brûlés pour effacer toute trace de scrutins très secrets dont les cardinaux ne peuvent faire état, même longtemps après. Grâce à l'adjonction de fumigènes, s'échappera une fumée noire si aucun pape n'est élu, blanche en cas d'élection.

Les neuf derniers conclaves ont duré en moyenne trois jours. Aucun n'a duré plus de cinq jours. L'objectif est d'avoir un nouveau souverain pontife pour les cérémonies de la semaine sainte, qui débuteront le dimanche des Rameaux, le 24 mars, et culmineront une semaine plus tard le dimanche de Pâques marquant la résurrection du Christ.

Le "mode d'emploi de ce conclave, avec Anaïs Feuga

Dans la Chapelle sixtine des tables ont été installées pour les cardinaux
Dans la Chapelle sixtine des tables ont été installées pour les cardinaux © REUTERS/Stefano Rellandini

Qui sont les "favoris"

Sur les 115 cardinaux électeurs, tous nommés par Jean Paul II ou Benoît XVI, une dizaine sont cités ces derniers jours comme des "papabili".

Dans la "shortlist" ont retrouve Angelo Scola, Odilo Scherer et Marc Ouellet.

Les précisions d'Anaïs Feuga

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.