20 hectares d’ordures accumulées depuis près de cinquante ans. Un va-et-vient incessant de camions poubelles, un air irrespirable, des chiens, des rats... Vous êtes en enfer.

Reportage au cœur de la décharge d'Andralanitra
Reportage au cœur de la décharge d'Andralanitra © Radio France / Thibault Lefèvre

Vingt hectares d’ordures accumulées depuis près de cinquante ans. Un va-et-vient incessant de camions poubelles, un air irrespirable, des chiens, des rats et au milieu, 3 000 chiffonniers qui ramassent jour et nuit du fer, du cuivre, du bois, des bouteilles en plastique ou de la nourriture. Vous pénétrez à “Ralalitra”, "la ville des mouches"...

Prolongez sur vos écrans l'expérience radiophonique du reportage diffusé dans le journal de 13h :

  • Sur votre smartphone ou sur votre tablette avec ou sans cardboard (recommandé)
  • Sur votre ordinateur à l'aide de votre souris
  • Une fois installé, pénétrez dans la plus grande décharge en cliquant sur l'image ci-dessous

Au fil de votre visite, rencontrez ceux qui peuplent la "ville des mouches":

Arete, une damnée parmi le damnés

On ne vient pas travailler sur la décharge par hasard, mais quand on n’a plus rien : Arete, mère de deux fillettes, a dû s’y résoudre après avoir été abandonnée par son mari. Une descente aux enfers qui l’a menée ici, à Ralalitra.

Arete, une descente aux enfers qui se termine à Ralalitra
Arete, une descente aux enfers qui se termine à Ralalitra © Radio France / Thibault Lefevre

Alfred, chercheur d'or et d'avenir

Alfred a 27 ans, et depuis son adolescence il travaille ici, sur la montagne d’ordures, pour en extirper du bout de son crochet des fripes et des métaux dont il tire l’équivalent de 3 euros par jour.

Alfred et son crochet bricolé pour creuser la montagne de déchets
Alfred et son crochet bricolé pour creuser la montagne de déchets © Radio France / Thibault Lefèvre

Elle s’appelle Sourire...

Cette jeune femme vit dans le village tout proche de la décharge, et l’association du Père Pedro l’a prise sous son aile. Ce qui ne l’empêche pas de venir fouiller les déchets comme les autres, pour gagner quelques sous… au péril de sa santé.

Sourire parmi les chiffonniers
Sourire parmi les chiffonniers © Radio France / Thibault Lefèvre

Le Père Pedro, "révolté permanent"

Ce prêtre argentin est arrivé en 1970 à Ralalitra. Effaré par les conditions de vie inhumaines des chiffonniers et l’inaction des autorités malgaches, il a créé l’association Akamasoa qui aide les enfants et leurs familles à échapper à la misère.

La barbe du Père Pedro est devenu synonyme d'espoir à Ralalitra depuis 27 ans
La barbe du Père Pedro est devenu synonyme d'espoir à Ralalitra depuis 27 ans © Radio France / Thibault Lefèvre

Aide-toi, et le Père Pedro t’aidera

A 34 ans, Tastu a déjà eu deux vies : celles d’une fillette de 9 ans, obligée de travailler sur la décharge avec ses parents. Puis celle d’une enfant sauvée par le Père Pedro, qui en a fait une enseignante. Tastu en garde une éternelle reconnaissance, et une photo jaunie.

Tastu et la photo d'elle et ses parents du temps où ils étaient chiffonniers
Tastu et la photo d'elle et ses parents du temps où ils étaient chiffonniers © Radio France / Thibault Lefèvre

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