Au moins 110 personnes ont été blessées dans des manifestations contre le pouvoir. Il y a tout juste deux ans avait lieu la première manifestation de la révolution égyptienne. Elle a provoqué la chute du président Moubarak.

Des milliers de manifestants sont à nouveau réuni ce soir place Tahrir au Caire, contre le président islamiste Mohamed Morsi. Ils réclament une "nouvelle révolution".

En fin d'après-midi, la police a tiré des gaz lacrymogènes pour tenter de disperser les manifestants aux abords du palais présidentiel à Héliopolis, dans la banlieue du Caire, a indiqué la télévision d'Etat. Des accrochages sporadiques entre groupes de jeunes et forces de l'ordre, qui avaient débuté hier, se sont poursuivis aux abords de la place Tahrir.

La correspondance au Caire de Vanessa Descoureaux

Certains manifestants se sont momentanément rassemblés devant le très symbolique immeuble qui abrite la télévision d'Etat et le ministère de l'Information. Non loin de là, des manifestants ont également jeté des pierres sur un immeuble abritant des locaux des Frères musulmans, la formation dont est issu le président Mohamed Morsi. Selon les Frères musulmans ces locaux abritent le site internet de la confrérie.

A Alexandrie (nord) et Suez (nord-est), la police a fait usage de gaz lacrymogène contre des manifestants, selon des témoins. A Ismaïliya (nord-est), des manifestants ont attaqué le siège local du Parti de la liberté et de la justice (PLJ), la formation politique des Frères musulmans, et y ont mis le feu.

Depuis deux ans, le pays est plongé dans une profonde crise politique et économique. Le nouveau président Mohamed Morsi et les Frères musulmans font face à l'hostilité et à la colère de tous ceux qui ont cru à la revolution et au printemps arabe.

Pierre Vermeuren, chercheur, historien, spécialiste du Maghreb, était l'invité de Philippe Abiteboul

.
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.