le drian juge une intervention au mali possible au 1er semestre 2012
le drian juge une intervention au mali possible au 1er semestre 2012 © reuters

Jean-Yves Le Drian s'est rendu au nord du Mali sans prévenir. Le ministre de la Défense a encouragé les troupes engagées dans l'opération Serval.

"En délogeant les djihadistes de leurs derniers bastions, vous êtes les têtes de pont de cette guerre sans répit que la France a décidé de livrer contre les groupes terroristes qui sévissent encore au Mali", a dit le ministre aux militaires français sur l'aéroport de Tessalit.

"Sur vous, ainsi que sur nos frères d'armes tchadiens, dont je sais les souffrances et dont je salue le grand courage, repose désormais une grande part du succès de l'opération Serval", a-t-il ajouté.

Jean-Yves Le Drian s'était auparavant rendu dans la vallée de l'Amettetaï, au c÷ur du massif des Ifoghas, sanctuaire des djihadistes, où de rudes combats viennent d'être menés. Le ministre a rendu hommage aux quatre militaires français morts au Mali depuis le début de l'opération Serval, il y a près de deux mois.

L'opération Serval mobilise 4.000 soldats français sur le terrain. François Hollande a fait état mercredi de la mort de "chefs terroristes", une information confirmée par le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius.

Nous savons qu'il y a pas mal de chefs parmi les plusieurs centaines de terroristes qui ont été tués dans toute cette opération.

Il a ajouté ne pas être encore en mesure de confirmer que parmi ces chefs figuraient les chefs djihadistes Mokhtar Belmokhtar et Abou Zeïd, dont la mort a été annoncée par les autorités tchadiennes.

Pour l'identité des deux ou trois chefs qui ont été cités, il faut faire des vérifications précises avec l'ADN, et c'est ce que les services de l'armée sont en train de faire. Normalement, ça devrait être assez rapide.

Un retrait des troupes en avril

En marge de son déplacement en Pologne, le chef de l'Etat François Hollande a fait part de son émotion, après la mort d'un quatrième soldat français au Mali.

Selon le communiqué de la présidence de la République, il s'agit d'un brigadier-chef du 68e régiment d'artillerie d'Afrique de La Valbonne (Ain). Il a été tué lors d'une mission de reconnaissance dans l'est du pays "à 100 kilomètres de Gao". Il tenait le rôle d'agent de liaison auprès d'environ 200 hommes de l'armée malienne qui ont été pris à partie par des groupes djihadistesen début de matinée.

Les soldats maliens ont alors riposté, appuyés par des Mirage 2000 et des hélicoptères de combat français. Mais le militaire français a été blessé lors de l'accrochage, a précisé Thierry Burkhard. Evacué par hélicoptère à l'antenne chirurgicale de Gao, il a succombé à ses blessures peu avant midi. Quatre soldats maliens ont été également blessés lors de l'opération et une dizaine de rebelles ont été tués.

Parmi les militaires français engagés sur place, il y a ceux du 11ème RAMA de La Lande d'ouée de St Aubin du Cormier : 160 hommes du régiment sont sur place, certains sont partis depuis la fin janvier. Celine Guetaz de France Bleu Armorique a rencontré hier à Rennes l'épouse de l'un de ces artilleurs de marine engagés dans le conflit au mali.

La phase "ultime de l'intervention française

Le retrait de l'armée française ? Les précisions de Sébastien Laugénie

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Le 11 janvier, un premier soldat français, un pilote d'hélicoptère, a été tué dans la région de Sévaré, aux premières heures de l'opération militaire française. Les 19 février et 2 mars, un sergent-chef de la Légion étrangère et un caporal parachutiste étaient à leur tour tués lors d'accrochages dans le massif de l'Adrar des Ifoghas.

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lien_dossier_mali © Radio France
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