« A Gaza, l’état civil c'est la vie ! »

Il y a encore des Gazaouis qui vivent sans papiers sur leur territoire. On estime que 5 300 personnes sont dans cette situation. Après avoir largement délivré des cartes d'identité il y a quelques années, l'État d'Israël a bloqué le processus peu après 2008 - à la suite de la prise du pouvoir par le Hamas dans la bande de Gaza. Les papiers, l'état civil c'est devenu une lutte permanente pour les Gazaouis.

Khaled est professeur de français (ce n’est pas son vrai nom), il a 40 ans. Il a attendu 14 ans sa carte d'identité. Du coup, il a manqué toutes les opportunités de bourses d'études à l'étranger. Il est donc un professeur de français qui n'est jamais allé en France, ni même dans un pays francophone. Condamné à rester à Gaza, car maintenant qu'il a sa carte, il est "trop vieux" pour prétendre à des visas d'études

Khaled / Vanessa Descouraux

Les rares palestiniens habilités à passer en Israël doivent emprunter un long tunnel de 2 km
Les rares palestiniens habilités à passer en Israël doivent emprunter un long tunnel de 2 km © Radio France / Vanessa Descouraux

Les déplacements, principal obstacle pour la vie quotidienne des palestiniens

Cependant, il existe quelques Palestiniens autorisés à travailler en Israël. On dit qu’ils sont 5 000.

C’est le cas d’Abderahmane qui travaille à Jérusalem Ouest, un lieu interdit pour beaucoup de ses compatriotes.

Abderahmane / Vanessa Descouraux

Le blocus de Gaza veut dire difficulté, voire impossibilité, de voyager

Lors de l’opération Rempart en avril-mai 2002, l’armée israélienne assiège la ville de Bethléem.

Des militants palestiniens –des activistes pour Israël- trouvent refuge dans l’église de la nativité. Un accord est trouvé après un mois passé dans l’église. Les militants sont expulsés, soit à l’étranger, soit dans la bande de Gaza.

Mohayed, l'un de ces militants, n’a pas revu sa famille depuis 9 ans. Lui est à Gaza, les siens sont restée à Bethléem, en Cisjordanie.

Vanessa Descouraux

Manifestation pour la justice sociale à Tel Aviv en août 2011
Manifestation pour la justice sociale à Tel Aviv en août 2011 © Reuters / Nir Elias

Israël connaît un mouvement de contestation sociale sans précédents

Aux difficultés économiques des Territoires, fait écho la crise économique en Israël et la contestation sociale depuis juillet.

Le mouvement étudiant inspiré par les "indignés" espagnols a progressivement pris de l'importance au point de se transformer en une vaste mobilisation de la classe moyenne israélienne à travers le pays contre le coût de la vie et du logement. Une mobilisation qui a provoqué les plus grosses manifestation sociale de l'histoire d'Israël.

Ce mouvement pourrait avoir une vraie influence sur les prochaines élections

Denis Charbit est professeur de sciences politiques à l'université ouverte d'Israël. Pour lui, dans les prochaines semaines ou mois, cette action pourrait avoir une traduction politique

Denis Charbit / Grégory Philipps

« Les écarts sont trop grands entre ceux qui ont l’argent et ceux qui n’en ont pas »

Sheila habite à Tel Aviv, elle a 50 ans, un fils et dirige une petite PME. Elle souhaite que le gouvernement israélien change ses priorités, et consacre plus d'argent au social et moins à l'armée. Elle manifeste.

Sheila / Grégory Philipps

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