Djamel B. n’a pas été policier. Ni gendarme. Pourtant, la sœur de ce jihadiste de 37 ans, qui s’est rendu aux militaires français au Mali il y a 15 jours, l’affirmait ce matin sur RTL et dans le Parisien.

« A la fin des années 90 », explique Sonia, 30 ans, « Djamel est rentré dans la gendarmerie. Puis il a travaillé dans la police, à la BAC, la Brigade Anti Criminalité de Grenoble ».

Gendarmerie
Gendarmerie © CC BY SA Babizoom

Problème : la gendarmerie n’a aucune trace de Djamel B. dans ses fichiers. Un homonyme existe, mais avec un prénom différent, et dans une autre région.

Quant à la police, différentes sources, nationales et locales sollicitées depuis ce matin affirment que le jihadiste n’est pas un ex-policier. Ni comme policier auxiliaire (apprenti flic des années 90), ni comme policier, et donc à plus forte raison, ni comme « baqueux ».

La justice antiterroriste, qui devrait se saisir du cas de Djamel B. quand il sera expulsé du Mali par les autorités locales, n'a pas non plus eu connaissance d'un passé en uniforme bleu de cet homme, né en Algérie, qui a obtenu la nationalité française au milieu des années 90.

Donc trois hypothèses : soit police et gendarmerie ont de sérieux soucis dans la tenue et la mise à jour de leurs registres, soit Djamel B. a menti sur son passé à sa sœur, soit sa sœur a tout inventé. Nous n’avons pu la joindre cet après midi.

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