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Une quinzaine de mois après le coup de projecteur sur les centaines de milliers de câbles diplomatiques américains diffusés par Wikileaks, l'organisation de Julian Assange continue ses opérations. Le nouveau cheval de bataille : les sociétés de surveillance.

Après avoir diffusé en fin d'année dernière des milliers de documents sur les entreprises privées de surveillance via l'opération spyfiles, Wikileaks a piraté il y a deux mois le site de Stratfor, une entreprise texane d'analyse stratégique. Depuis dimanche, une infime partie des cinq millions d'échanges de courriers électroniques (2004-2011) récupérés de centaines de décideurs du département d'état américain, des marines ou l'agence de renseignement américaine sont en ligne.

Aucune révélation fracassante pour le moment, mais des renseignements sur le fonctionnement de l'industrie de la surveillance. Il y a pourtant quelques perles diffusées dans les médias partenaires de wikileaks dont le français Owni.fr. Un exemple : dans un courriel du 13 septembre 2010, un analyste envoie par exemple un article du quotidien The New York Observer sur la construction d’un centre islamique près de Ground Zero. Un autre analyste lui répond que l’imam responsable du projet est un informateur du FBI. Pas de preuve formelle mais des pistes qui permettent d'avancer sur la mise à nu progressive de l'industrie mondiale de la surveillance.

Les échanges et les informations sont analysées par les médias partenaires de Wikileaks :__ Rolling Stones aux États-Unis, la chaîne ARD en Allemagne, la Republica et l'Espresso en Italie, Publico en Espagne et OWNI en France.

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