[scald=67737:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Vivement critiqué pour avoir laissé entendre qu'il était favorable à la légalisation de substances interdites dans le sport, Yannick Noah affirme son hostilité à toute forme de dopage.

Il explique avoir seulement voulu "soulever la chape de plomb" qui entoure le débat sur le dopage dans le sport.

"Je suis contre toute forme de dopage mais je suis aussi hypersensible à l'injustice. Or, aujourd'hui, il y a trop de tricheurs qui gagnent. En Espagne ou ailleurs", déclare l'ancien tennisman dans une interview au journal Le Monde daté de samedi.

En publiant il y a une semaine une tribune sur le sujet dans le même journal, l'ancien tennisman explique avoir voulu soulevé "cette chape de plomb qui pèse sur le dopage."

"Arrêtons l'hypocrisie. Il faut bien sûr respecter la présomption d'innocence mais plus personne n'est dupe. La meilleure attitude à adopter est d'accepter le dopage. Et tout le monde aura la potion magique", écrivait dans sa tribune l'ancien champion reconverti dans la chanson.

"Il s'agissait bien entendu d'une démonstration par l'absurde. Mon intention n'était pas de dire: 'A partir de maintenant, la bonne idée serait de mettre tous les gamins sous perfusion!'", déclare aujourd'hui Noah au Monde.

"Mais entre ceux qui font semblant de ne pas comprendre, ceux qui ne savent pas lire, ceux qui n'ont pas d'humour et ceux qui sont motivés parce que, tout d'un coup, ils ont droit à la parole, on perd de vue l'objectif qui était le mien: soulever cette chape de plomb qui pèse sur le dopage" ajoute-t-il.

Les critiques du monde du sport, du ministre français des Sports, David Douillet, au joueur de tennis espagnol Rafael Nadal, se sont abattues sur Yannick Noah après la publication de son texte.

La Fédération française de tennis (FFT) a fait part de son "désaccord" avec l'ancien champion et parlé de propos "provocateurs et inappropriés"

"J'ai eu le patron (directeur général) de la Fédération, Gilbert Ysern, et je lui ai dit ma façon de penser", indique à ce sujet Yannick Noah, qui estime avoir eu "la sensation très désagréable de servir de bouclier" en disant "tout haut ce que tout le monde sait ou pense."

"Je suis arrivé à un moment de ma vie où je ne vais pas me planquer au nom du politiquement correct", conclut-il.

Pascal Liétout, édité par Gilles Trequesser

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