Cérémonie de la commémortation du 11 novembre sur les Champs Elysées à Paris
Cérémonie de la commémortation du 11 novembre sur les Champs Elysées à Paris © Max PPP / PHOTOPQR/LE PARISIEN

Plus de 70 personnes ont été interpellées lundi en marge des commémorations de l'armistice de la Première Guerre mondiale sur les Champs-Elysées, où le cortège de François Hollande a été hué par des militants d'extrême-droite. Ce matin trois personnes sont toujours en garde-à-vue. Une quatrième, un des leaders du Printemps français, sera convoqué devant la justice.

Hier, des heurts ont éclaté entre les forces de l'ordre et des manifestants, dont certains ont scandé "Hollande démission", "Dictature socialiste", ou "Hollande, ta loi on n'en veut pas", un slogan entendu lors des manifestations des opposants au mariage homosexuel.

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls réagissait hier sur ces événéments:

Aujourd'hui sur les Champs-Elysées, quelques dizaines d'individus liés à l'extrême-droite, au Printemps français, au Renouveau français n'ont pas voulu respecter ce moment de recueillement et de rassemblement. Ces événements sont inacceptables, insupportables, on ne peut pas ainsi mettre en cause la mémoire de ceux qui sont morts pour la France, on ne peut pas utiliser un rassemblement de ce type pour s'attaquer aux valeurs de la République et de notre pays.

Selon la préfecture de police de Paris, 73 personnes ont été interpellées au total. La manifestation a été dispersée parce qu'elle n'était pas autorisée, indique-t-on dans l'entourage du chef de l'Etat. Pointé du doigt par le gouvernement, le FN a riposté en dénonçant des arrestations "préventives et arbitraires d'adhérents venus assister pacifiquement aux cérémonies" et aexigé leur libération immédiate.

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