Grands témoins, commando du 13 novembre et de Bruxelles, recruteurs, geôliers, commanditaires... Voici la liste de toutes les personnes mentionnées dans le podcast "13 novembre l'enquête".

13 novembre l'enquête générique
13 novembre l'enquête générique © Radio France

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Les grands témoins (par ordre d'apparition)

Camille Hennetier : Après cinq ans à la section anti-terroriste de Paris, elle est devenue en juillet 2019 vice-procureure au sein du nouveau parquet national anti-terroriste. Elle devrait prendre les réquisitions au procès des attentats du 13 Novembre.

Frédéric Van Leeuw : Il est toujours procureur fédéral de Belgique, en charge du terrorisme et du crime organisé.

Azzdyne Amimour: Le père de Samy Amimour prépare un livre d'entretiens croisés avec Georges Salines, qui a perdu sa fille Lola au Bataclan, ancien président de l'association 13onze15 Fraternité et Vérité.

Farid Benyettou : Il a passé son diplôme d’infirmier, puis a renoncé face à l’opposition exprimée par le conseil de l’ordre, après les attentats de janvier 2015. Il a travaillé avec Dounia Bouzar dans la prévention de la radicalisation, et vient de se reconvertir dans le transport routier.

Marc Trévidic : Juge d’instruction au pôle anti-terroriste de 2006 à 2015, il est aujourd’hui président de chambre à la Cour d’appel de Versailles.

Nicolas Hénin : Ancien reporter de guerre, il est aujourd’hui consultant sur le terrorisme et la radicalisation.

Matthieu Suc : journaliste à Mediapart, il prépare une réédition de son livre Les espions de la terreur, Harper Collins 2018.

Les 10 hommes présents à Paris le 13 Novembre

  • Les trois tireurs morts au Bataclan 

Samy Amimour : Né le 15 octobre 1987 à Paris, a grandi à Drancy (Seine-Saint-Denis). Mis en examen en octobre 2012 avec deux amis du quartier pour un premier projet de djihad au Yemen. En septembre 2013, avec l’un de ces amis, il part en Syrie, en violant son contrôle judiciaire, en même temps qu’Omar Mostefai. Tous les deux combattent au début dans la région d’Alep, avec d’autres francophones de la « brigade des immigrés ».

Foued Mohamed-Aggad: Né le 18 septembre 1992 à Wissembourg, il enchaîne des travaux d’intérim dans le bâtiment, et aurait été refusé dans l’armée. Il part en Syrie en décembre 2013 avec son frère et huit amis. D’après une note des renseignements français, il serait devenu en 2015 le chef d’un bataillon de 300 djihadistes.

Omar Mostefai : Né le 21 novembre 1985 à Courcouronnes (Essonnes), se serait radicalisé à Chartres en 2010, formation de boulanger, parti en Syrie en septembre 2013 avec Samy Amimour. Tous les deux combattent au début dans la région d’Alep, avec d’autres francophones de la « brigade des immigrés ».

  • Les kamikazes du Stade de France

Bilal Hadfi : Né le 22 janvier 1995 en Belgique (Jette) où il a grandi, ressortissant français. Il est parti en Syrie en février 2015.

Deux Irakiens (identité incertaine): Les services de renseignement français pensent avoir identifié l’un deux, un jeune de Mossoul. Le groupe Etat islamique aurait annoncé à sa famille qu’il était mort dans un attentat-suicide en Irak et offert une compensation financière.

  • Les tireurs des terrasses

Brahim Abdeslam : Né le 30 juillet 1984 en Belgique, ressortissant français, il est connu à Molenbeek pour tenir un bar et fumer beaucoup de cannabis. Il a fait un bref séjour en Syrie en janvier 2015. Il meurt en se faisant exploser au Comptoir Voltaire.

Abdelhamid Abaaoud : Né le 8 avril 1987 en Belgique, fils d’un commerçant de Molenbeek, voisin et ami d’enfance de Salah Abdeslam et Mohamed Abrini. Condamné pour des cambriolages, il se radicalise à sa sortie de prison en 2012, et part en Syrie au début de l’année 2013, où il intègre la « brigade des immigrés » de l’Etat islamique en Irak et au Levant. Il se fait connaître du grand public après la diffusion en mars 2014 d’une vidéo où se met en scène au volant d’un pick-up, traînant des cadavres. Condamné par défaut à 20 ans de prison en Belgique pour avoir enlevé et entraîné en Syrie son petit frère de 13 ans. En janvier 2015 il dirige depuis Athènes l’attentat déjoué de Verviers, et échappe à la police. Rentré à Raqqa, il est désigné par plusieurs revenants comme celui qui prépare des attentats en Europe, sous la direction de Boubakeur El-Hakim. Il meurt le 18 novembre 2015 lors de l’assaut du Raid à Saint-Denis, tué dans l’explosion déclenchée par Chakib Akrouh.

Chakik Akrouh : Né le 27 août 1990 en Belgique, il a comme Abdelhamid Abaaoud été en contact avec Khalid Zerkani, recruteur influent à Molenbeek-Saint-Jean. Il part en Syrie en janvier 2013 et intègre la « brigade des immigrés » de l’Etat islamique en Irak et au Levant.  se fait exploser lors de l’assaut du Raid à Saint-Denis le 18 novembre 2015.

  • Mis en examen 

Salah Abdeslam, en fuite, est arrêté le 18 mars 2016. Né le 15 septembre 1989 à Bruxelles, ressortissant français. Il a été condamné pour une tentative de cambriolage avec Abdelhamid Abaaoud. Il n’est pas allé en Syrie, mais il a joué un rôle dans la préparation des attentats de Paris, notamment comme convoyeur des revenants de Syrie.

Les cinq hommes des attentats de Bruxelles le 22 mars

  • A l’aéroport de Zaventem 

Najim Laachraoui : Il a grandi en Belgique et rejoint la Syrie en février 2013. Il intègre assez vite les services de sécurité de l’Etat islamique : il a été l’un des geôliers des otages occidentaux, et l’un des artificiers du 13 novembre. Il est mort en actionnant sa charge explosive.

Ibrahim El Bakraoui : Connu comme braqueur, comme son frère Khalid, ce qui a peut-être contribué au financement des attentats de Paris, dont il est l’un des logisticiens. Cousin du seul commanditaire en Syrie formellement identifié, Oussama Atar. Il est mort en actionnant sa charge explosive.

Mohamed Abrini : Surnommé « l’homme au chapeau », il a abandonné sa bombe et pris la fuite, il est arrêté le 8 avril 2016. Le 12 novembre 2015, il était déjà de ce qu’il a appelé « le convoi de la mort », en route vers Paris, mais il est rentré en Belgique la veille des attentats. Il est mis en examen pour sa participation aux attentats de Paris et de Bruxelles.

  • A la station de métro Maelbeek

Khalid El Bakraoui : Connu comme braqueur, comme son frère Ibrahim, ce qui a peut-être contribué au financement des attentats de Paris, dont il est l’un des logisticiens. Cousin du seul commanditaire en Syrie formellement identifié, Oussama Atar. Il est mort en actionnant sa charge explosive.

Osama Krayem : Ce jeune Suédois a renoncé au dernier moment : en fuite, il est arrêté le 8 avril 2016.  En Syrie, il aurait intégré les forces spéciales du groupe Etat islamique, et a participé à l’exécution filmé du pilote jordanien brûlé vif en février 2015. Il est mis en examen pour sa participation aux attentats de Paris et de Bruxelles.

Les anciens geôliers des otages occidentaux

Najim Laachraoui : Il a grandi en Belgique et rejoint la Syrie en février 2013. Il intègre assez vite les services de sécurité de l’Etat islamique : il a été l’un des geôliers des otages occidentaux, et l’un des artificiers du 13 novembre. Il est mort en actionnant sa charge explosive à l'aéroport de Zaventem.

Mehdi Nemmouche : Né le 17 avril 1985 à Roubaix, il a été condamné à la réclusion à perpétuité pour l’attentat du Musée juif de Bruxelles, qui a fait quatre morts le 24 mai 2014. Il reste mis en examen pour avoir été le geôlier et tortionnaire des quatre otages Français en Syrie en 2013.

Salim Benghalem : il a grandi dans le Val-de-Marne, et se radicalise en prison après une condamnation pour meurtre. Proche des frères Kouachi, il part en Syrie où il aurait aussi fait partie de la cellule chargée de préparer des attentats. Il aurait été tué en mai 2018.

"Les Beatles" : Surnom donné à un groupe de tortionnaires et bourreaux britanniques. Mohamed Emwazy dit Djihadi John a été tué dans une frappe américaine, les deux derniers ont été capturés début 2018.

Les recruteurs évoqués dans le podcast

Mourad Farès : Après avoir rejoint en Syrie le groupe Etat islamique en Irak et au Levant à l’été 2013, il rompt son allégeance et serait parti fonder un bataillon autonome avec un autre Français, surnommé Omar Omsen, lui aussi acteur influent de la propagande djihadiste sur internet. Mourad Farès s’est finalement rendu aux autorités françaises en août 2014, et attend son procès.

Khalid Zerkani : Il a été condamné en 2016 à 15 ans de prison pour avoir poussé de nombreux jeunes Belges, en particulier de Molenbeek-Saint-Jean, commune du grand Bruxelles, à partir en Syrie. Il était surnommé « Papa Noël » par ses disciples qu’il encourageait à voler pour financer le djihad.

Les chefs du bureau des attentats

Abou Bakr El Baghdadi : Le chef de l’Etat islamique, qui s’était proclamé calife en juin 2014, s’est fait exploser le 27 octobre 2019 lors d’un raid des forces spéciales américaines en Syrie. Né en 1971 en Irak, il a une formation de théologien. Il bascule dans l'insurrection armée après l’invasion américaine en 2003, et avait pris la tête de l’Etat islamique d’Irak en 2010.

Abou Mohamed Al-Adnani : Ce Syrien né en 1977 est devenu un chef militaire et le porte-parole du groupe Etat islamique, dont il supervise les opérations extérieures. Il a été tué dans une frappe américaine près d’Al Bab le 30 août 2016.

Boubakeur El Hakim : Né à Paris le 1er août 1983, il part faire le djihad en Irak en 2003, à l’âge de 19 ans. Puis il rejoint un groupe islamiste radical en Tunisie dans la foulée du Printemps arabe, et revendique l’assassinat en 2013 de deux personnalités de gauche. En Syrie, il serait devenu le Français le plus haut placé au sein de l’organisation de l’Etat islamique, chargé des opérations extérieures en Europe et en Afrique du Nord. Il a été tué par une frappe américaine le 26 novembre 2016 à Raqqa.

Oussama Atar : Né le 4 mai 1984 en Belgique, lui aussi part très jeune faire le djihad en Irak où il sera emprisonné huit ans, notamment dans des camps de l’armée américaine, incubateurs du futur groupe Etat islamique. De retour en Belgique en 2012, il aurait d’après un témoin radicalisé ses cousins, les frères El Bakraoui, futurs logisticiens des attentats du 13 novembre et tueurs-kamikazes du 22 mars 2016. Oussama Atar s’exile ensuite en Tunisie puis en Syrie, où il rejoint la cellule chargée des opérations extérieures. C’est le seul commanditaire formellement identifié dans l’enquête sur le 13 novembre. Il aurait été tué dans une frappe à l’automne 2017, mais sa mort n’a pas été annoncée par l’armée américaine et les circonstances restent floues.

Autres auteurs d’attentats évoqués dans “13 Novembre, l’enquête"

Mehdi Nemmouche : Né le 17 avril 1985 à Roubaix, il a été condamné à la réclusion à perpétuité pour l’attentat du Musée juif de Bruxelles, qui a fait quatre morts le 24 mai 2014. Il reste mis en examen pour avoir été le geôlier et tortionnaire des quatre otages Français en Syrie en 2013.

Chérif Kouachi (avec son frère Saïd) : Né le 29 novembre 1982 à Paris, orphelin, élevé en foyer, il est arrêté une première fois en 2005 juste avant de partir faire le djihad en Irak. Incarcéré pendant 18 mois, il fait la connaissance d’Amedy Coulibaly. Le 7 janvier 2015, il attaque avec son frère Saïd la rédaction de Charlie Hebdo, et abat 12 personnes. Il revendique cet attentat au nom d’Al-Qaida au Yemen. Les frères Kouachi sont abattus par la police le 9 janvier 2015 à Dammartin-en-Goële.

Amedy Coulibaly : Né le 27 février 1982 à Juvisy-sur-Orge dans l'Essonne, il est condamné plusieurs fois pour vol et braquage, et se radicalise en prison. Il est à nouveau condamné à cinq ans de prison pour avoir tenté de faire évader un islamiste en 2010 (Smaïn Aït Ali Belkacem, l'un des auteurs de la vague d'attentats commis en France en 1995). Le 7 janvier 2015, il aurait tiré à Fontenay-aux-Roses sur un joggeur, grièvement blessé. Le 8 janvier, il abat la policière Clarissa Jean-Philippe à Montrouge. Le 9 janvier 2015, il prend en otage les clients et les employés d'une supérette Hypercacher, porte de Vincennes et tue quatre personnes. Il affirme à BFM TV qu’il s’est coordonné avec les tueurs de Charlie Hebdo, et se réclame du groupe Etat islamique.

Sid Ahmed Ghlam : L’ancien étudiant en électronique, algérien, attend son procès pour l’assassinat d’Aurélie Chatelain, le 19 avril 2015, et pour le projet d’attentat contre une église à Villejuif, deux accusations qu’il conteste.

Ayoub El Khazzani : Né au Maroc, il a vécu quelques années en Espagne avant de partir faire le djihad en Syrie en février 2015. Il rentre en Europe à l’été 201,et fait une partie du voyage avec Abdelhamid Abaaoud, qui lui donne ensuite l’ordre de commettre un attentat dans un train Thalys entre Bruxelles et Paris. Le 21 août 2015, il est désarmé et maîtrisé par des passagers. Il attend son procès en France.

Le bureau des médias 

Fabien et Jean-Michel Clain : Leurs voix sont identifiées sur le communiqué audio de revendication, diffusé sur internet le 14 novembre 2015 (Fabien Clain lit le message, Jean-Michel Clain chante un anasheed). Ils ont grandi à Alençon, en Normandie, puis se convertissent à l’islam et s’installent à Toulouse, où ils deviennent des piliers de la mouvance islamiste radicale, également proche des frères Merah. En 2009, Fabien Clain est condamné à cinq ans de prison pour avoir poussé des jeunes à partir faire le djihad en Irak (filière dite d’Artigat). Ils partent en Syrie séparément, avec femmes et enfants, au début de l’année 2015. Seule la femme et des enfants de Jean-Michel Clain ont survécu à une frappe aérienne de la coalition à Baghouz, annoncée le 21 février 2019.

Les djihadistes infiltrés en Europe à l’été-automne 2015 et évoqués dans le podcast

Les trois tireurs du Bataclan

Les trois kamikazes du Stade de France

Deux tireurs des terrasses

Les artificiers :

Najim Laachraoui

Ahmad Alkhald : Sans doute syrien, il dirige la confection des explosifs à Bruxelles, puis il est le seul à repartir. Il est arrêté le 1er novembre 2015 par la police hongroise, placé en centre de rétention, puis, le 16 novembre,  fait financer son retour par des associations caritatives. Il aurait été tué en juillet 2017 par une frappe de la coalition internationale.

Osama Krayem

Sofien Ayari : un jeune Tunisien arrêté le 18 mars 2016 en même temps que Salah Abdeslam.

L’Algérien Adel Haddadi et le Pakistanais Muhammad Usman : ils sont arrêtés le 3 octobre 2015 à leur arrivée sur l’île de Leros, en Grèce, alors que leurs compagnons de route, les deux Irakiens du stade de France, franchissent la douane avec leurs faux passeports. Libérés le 28 octobre, ils reprennent la route. Le 13 novembre, ils ne sont qu’en Croatie, puis seront arrêtés en Autriche le 10 décembre 2015. 

Ayoub El Khazzani 

L’éclaireur : Bilal Chatra arrêté le 29 mars 2016 en Allemagne pour escroquerie, ce n’est qu’après que les enquêteurs allemands découvrent ses liens avec les terroristes de Paris et Bruxelles. Il est mis en examen et incarcéré en France, dans l’enquête sur l’attentat raté du Thalys.

Reda Hame : Interpellé le 11 août 2015, ce Français déclare avoir été envoyé par Abdelhamid Abaaoud pour commettre en attentat dans une salle de concert, il affirme qu’il avait abandonné ce projet. Il attend son procès.

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