paris veut un déploiement des casques bleus au mali
paris veut un déploiement des casques bleus au mali © reuters

L'ONU a ouvert une nouvelle enquête après les accusations d'Amnesty international. Selon l'ONG, des Casques bleus en mission en Centrafrique auraient violé une fillette et tué un adolescent de 16 ans et son père, début août.

L'association a publié un communiqué mardi. D'après les éléments dont elle dispose, les faits se seraient déroulés les 2 et 3 août, lors d'une opération pour arrêter un ancien chef du mouvement Séléka à Bangui, la capitale centrafricaine. D'après les éléments dont elle dispose, Amnesty international affirme qu'une fillette a été violée et un adolescent et son prère aveuglément abattus.

Les accusations s'appuient sur des témoignages

Avant d'avancer ces accusations, les représentants de l'ONG ont rencontré la fillette en question, des membres de sa famille et avec une quinzaine de témoins.

"Pendant une perquisition effectuée dans une maison le 2 août vers 2 heures du matin, la fillette s'était cachée dans la salle de bains. Un homme portant, semble-t-il, un Casque bleu et un gilet des forces de maintien de la paix des Nations unies l'a emmenée à l'extérieur et violée derrière un camion", accuse le communiqué.

Au sujet des homicides, Amnesty précise "que Balla Hadji, 61 ans, et son fils Souleimane Hadji, 16 ans, ont été atteints par des tirs devant leur maison". Un voisin ayant assisté à la scène à indiqué à Amnesty "qu'ils [les Casques bleus] avaient tiré sur tout ce qui bougeait".

Enquête indépendante

La Minusca, la mission de l'ONU en Centrafrique, a été directement informée par l'association. Elle assure prendre ces infromations très au sérieux, mais affirme de na pas en avoir eu connaissance auparavant. "Il nous faut des faits établis, vérifiables, nous avons ouvert une enquête", a déclaré le porte-parole de la Minusca, Hamadoun Touré.

Les investigations concernent "toute l'opération" de début août. "Nous pratiquons une tolérance zéro en matière d'exploitation sexuelle", a ajouté Hamadoun Touré. Quant aux homicides, sans devancer les conclusions de l'enquête, il a précisé que les Casques bleus avaient été accueillis "par des tirs de roquettes et de grenades. C'est difficile de savoir dans ces conditions qui est tué".

D'autres faits déjà dénoncés

Quatorze militaires français, participant à l'opération Sangaris, sont déjà visés par une autre enquête. Ils sont soupçonnés des viols de six enfants entre fin 2013 et début juin 2014.

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