jean-marc ayrault rencontre députés et sénateurs ps
jean-marc ayrault rencontre députés et sénateurs ps © reuters

Non, Jean-Marc Ayrault ne passera pas sur le grill face à la commission chargée de l'affaire Cahuzac. La majorité socialiste de la commission n'a pas souhaité ordonner son audition. Les parlementaires UMP, furieux, ont suspendu leur participation.

La commission Cahuzac tente de faire la lumière sur la gestion par l'exécutif de l'affaire du compte caché de l'ancien ministre du Budget... Mais elle devra le faire sans entendre l'une des deux têtes de cet exécutif, Jean-Marc Ayrault.

Cette décision, prise par 10 voix contre 8, a provoqué une crise au sein de la commission d'enquête parlementaire. L'UMP Daniel Fasquelle s'est même insurgé contre une décision "extrêmement grave". "Nous avons décidé de suspendre notre participation aux travaux de la commission tant que nous n'aurons pas entendu le Premier ministre", explique le député.

La veille, les "trous de mémoire" de Jérôme Cahuzac sur une possible réunion entre le principal intéressé, François Hollande, Jean-Marc Ayrault et Pierre Moscovici avaient poussé les membres UMP de la commission à demander l'audition du Premier ministre. La commision a également rejeté l'idée d'une audition commune de Jérôm Cahuzac et Pierre Moscovici.

"Il y a quelque chose à cacher"

Pour Christian Jacob, président des députés UMP, entendre le Premier ministre sur la question est vital pour éviter tout soupçon.

Il faut que Jean-Marc Ayrault vienne s'expliquer devant la commission. S'il ne vient pas, cela veut dire qu'il a quelque chose à cacher et que l'on est sans doute devant un autre scandale que l'affaire Cahuzac

Le socialiste Alain Claeys a quant à lui estimé que l'audition de Jean-Marc Ayrault, réclamée par l'opposition, "n'apporterait rien".

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