Le plus grand congrès mondial en Police scientifique, qui a lieu tous les trois ans, réunit cette année à Lyon des policiers, gendarmes, chercheurs de sociétés privées, européens australiens ou encore asiatiques qui viennent partager les toutes dernières révolutions technologiques.

Au congrès de Lyon, les experts viendront partager les toutes dernières révolutions technologiques
Au congrès de Lyon, les experts viendront partager les toutes dernières révolutions technologiques © Maxppp / David Rossi

Un an tout juste après la  tragique disparition de la petite Maëlys. Trois ans après les attentats à Saint-Denis et Paris, la "PTS", la police technique et scientifique, est devenue plus que jamais indispensable à la résolution d’enquêtes criminelles.

À Lyon, à partir de ce lundi matin, il sera notamment question de l’immense travail d’enquête de police scientifique mené autour de l’affaire Maëlys, avec cette capacité notamment de détecter des micro taches de sang, même lessivés avec des produits chimiques. 

"C'est la force de la police scientifique d'être pluridisciplinaire et de pouvoir mettre bout à bout toutes les techniques possible comme ce fût d'ailleurs le cas dans l'affaire Maëlys" rappelle Fabrice Cotelle, l’un des organisateurs du congrès de police scientifique à Lyon. "Il n'y a pas de technique qui prime. On utilise l'ADN, ça c'est classique comme les traces papillaires, mais il y a par exemple la montée en puissance du numérique : être capable de gérer des Terra et Terra d'informations. Identifier une plaque d'immatriculation au milieu des millions de données c'est très compliqué et c'est cela que nous devons résoudre."

Des portraits robots génétiques déjà opérationnels

Les 800 experts présents à Lyon viendront également partager les toutes dernières révolutions technologiques comme le portrait-robot génétique.

François Xavier Laurent, qui est le chef de ce projet au laboratoire de police scientifique de Lyon, viendra raconter comment plusieurs affaires criminelles, non élucidées, ont été résolues tout récemment grâce à cette nouvelle technique mise au point il y a seulement trois ans. 

Quand des relevés d'ADN ne "matchent" pas dans les fichiers, quand il n'y a pas correspondance, cette nouvelle technique permet tout de même de sortir un profil avec des indications morphologiques qui peuvent aider les enquêteurs, face à plusieurs suspects, confie l'expert lyonnais.

Un premier portrait-robot génétique a permis l’année dernière à des enquêteurs marseillais de résoudre une enquête criminelle autour du cadavre d’une femme retrouvée emmurée dans les parois d’une résidence. L'ADN relevé sur la scène de crime n’apparaissait dans aucun fichier. L’assassin, qui a fini par avouer, n’était autre que le propre fils de la victime.

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