Entendue par les enquêteurs après la collision jeudi soir entre un TER et un bus scolaire dans lequel cinq enfants ont été tués et quinze personnes blessées, la conductrice du car a indiqué que les barrières qui marquaient le passage à niveau étaient levées, signe que la voie était libre.

Le procureur de la République de Marseille, Xavier Tarabeux, a détaillé les premières reconstitutions de l'accident entre un TER et un bus scolaire à Millas
Le procureur de la République de Marseille, Xavier Tarabeux, a détaillé les premières reconstitutions de l'accident entre un TER et un bus scolaire à Millas © AFP / PASCAL PAVANI

La reconstitution des faits se poursuit à Millas, après la collision mortelle entre un Train express régional (TER) et un car scolaire mardi après l'école. Arrivé sur les lieux de l'accident, le procureur de la République de Marseille, Xavier Tarabeux, a précisé samedi les conditions de l'accident déjà déterminées à partir des premiers éléments de l'enquête.

"Nous avons examiné le parcours exact effectué par ce car peu de temps avant l'accident et notamment nous avons examiné le tachygraphe pour déterminer exactement comment se positionnait ce car scolaire qui était en mouvement à 12 kmh au moment du choc", a déclaré le procureur, précisant que la conductrice du car, une mère de famille très choquée par l'accident, avait affirmé aux enquêteurs que les barrières du passage à niveau n°25 étaient relevées.

Le bloc de la barrière retrouvé

Pourtant, dans les débris matériels relevés sur les lieux de la collision figure le bloc d'articulation de la barrière, élément qui tenderait à indiquer qu'elle était au contraire baissée au moment du choc. "Nous devons bien évidemment expertiser cet élément pour déterminer si c'est un fonctionnement qui est normal, ou au contraire si c'est la résultante de l'accident", a souligné, avec prudence, le procureur.

D'autres auditions doivent être effectuées, les résultats des examens toxicologiques sur les conducteurs impliqués ne sont pas encore connus et des examens techniques vont être effectués pour "essayer de redéfinir le champ de vision de la conductrice à sa hauteur" à l'aide d'un drone.

Xavier Tarabeux, qui a également examiné les lieux de la collision, a précisé avoir participé samedi matin au comité local d'aide aux victimes : "Je me suis assuré que l'ensemble des dispositifs d'aide aux victimes était totalement articulé pour assurer auprès des familles le soutien psychologique dont elles ont besoin, mais aussi le soutien en termes juridiques et de suivi, qui est important."

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