Après avoir répondu favorablement à sa première demande, la cour d'appel de Paris a rejeté la deuxième demande de remise en liberté de Patrick Balkany. Le maire de Levallois-Perret reste donc en détention. Ses avocats ont l'intention de déposer une nouvelle demande avant son procès en appel en décembre.

Le maire de Levallois-Perret reste donc en détention.
Le maire de Levallois-Perret reste donc en détention. © AFP / STRINGER / AFP

La cour d'appel de Paris avait répondu "oui" à la première demande de remise en liberté de Patrick Balkany, sous réserve d'un contrôle judiciaire strict et du versement d'une caution. Mais elle vient d'estimer qu'interdire l'élu des Hauts-de-Seine, condamné à 5 ans de prison pour blanchiment de fraude fiscale de de se rendre à l'étranger, en Ile-de-France et de le contraindre à verser 500 000 euros de caution ne suffisait pas à garantir le bon fonctionnement de la justice en vue de son procès en appel, prévu à partir du 11 décembre prochain. 

Selon une source judiciaire, la cour d'appel de Paris a ainsi estimé qu'il y avait un risque de pression sur les témoins amenés à être entendu lors de cette audience en appel, ce qui peut-être une cause de maintien en détention provisoire selon l'article 144 du code de procédure pénale

Des témoins que la défense de Patrick Balkany a elle-même annoncé vouloir faire citer lors du procès en appel. Dès lors, "il importe qu'ils soient en mesure de s'exprimer en toute liberté et ne subissent aucune pression", a donc décidé la cour d'appel.  

Résultat : un maintien en détention pour l'homme de 71 ans qui "va très mal et a déjà perdu 20 kilos", s'insurge son épouse.  Ses avocats, eux, ont annoncé déposer une nouvelle demande de remise en liberté suite à ce rejet, ainsi que demande de modification du montant de la caution de 500 000 euros qui n'a, à ce jour, pas été réunie. 

Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.