Le parquet de Paris a ouvert jeudi une enquête préliminaire sur les violences commises contre des policiers le 1er mai place de la Contrescarpe à Paris, là où Alexandre Benalla a été filmé brutalisant un jeune homme et une jeune femme qu'il a décrits comme "hystériques".

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur les violences commises contre des policiers le 1er mai place de la Contrescarpe à Paris, où Alexandre Benalla a été filmé molestant un couple
Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur les violences commises contre des policiers le 1er mai place de la Contrescarpe à Paris, où Alexandre Benalla a été filmé molestant un couple © AFP / Naguib-Michel SIDHOM

L'affaire Benalla est décidément une affaire à tiroirs. Sur le plan politique, mais aussi judiciaire, puisqu'en plus de l'information judiciaire dans laquelle cinq personnes - Alexandre Benalla, Vincent Crase et trois policiers - ont été mise en examen, le parquet de Paris a ouvert jeudi une enquête préliminaire pour "violences sur personnes dépositaires de l'autorité publiques". 

Et même s'ils ne sont pas nominativement cités dans la procédure à ce stade, les deux jeunes malmenés par Alexandre Benalla, le 1er mai, sont clairement dans le viseur de la justice à leur tour. 

C'est d'abord une demande d'explications qu'a adressée François Molins à la police. Le procureur de la République réclame alors des précisions sur les raisons pour lesquelles le jeune homme et cette jeune femme, malmené par Alexandre Benalla, "n'avaient pas été mises en cause pour les faits commis contre les forces de l'ordre ce jour-là" et pour lesquelles "aucune procédure n'a été ouverte"

Car on le sait : si Alexandre Benalla a bien été chercher un officier de police judiciaire pour qu'il procède à l'interpellation de la jeune graphiste trentenaire et son compagnon cuisinier d'origine grecque, ceux-ci ont été relâchés après une simple vérification d'identité. 

Mais la réponse apportée jeudi par le directeur de la sécurité de proximité de Paris et les nouvelles images vidéos de la place de la Contrescarpe sur lesquelles on aperçoit le couple lancer des projectiles, à plusieurs reprises, en direction des CRS, tout cela a conduit le parquet à une autre analyse : celle de possibles violences sur les forces de l'ordre. 

Ceux qui disaient vouloir être entendus par la juge d'instruction comme parties civiles pourraient l'être plus rapidement que prévu en tant que mis en cause cette fois. 

Par la voix de leur avocat, ils avaient d'ores et déjà reconnu "un geste irréfléchi". Selon leur avocat Me Sahand Saber, l'absence de poursuites le 1er mai a été un moyen d'éviter de voir éclater ce qui est depuis devenu l'affaire Benalla. 

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