Les gardes à vue d’Alexandre Benalla, de son comparse Vincent Crase, et des trois policiers qui avaient été suspendus par la préfecture de police ont été levées tard samedi soir, et les cinq hommes ont passé la nuit au dépôt du palais de justice. Le parquet de Paris a confié l'enquête à un juge d'instruction.

Alexandre Benalla, proche d'Emmanuel Macron
Alexandre Benalla, proche d'Emmanuel Macron © AFP / Thomas SAMSON

Le parquet de Paris a annoncé dimanche l'ouverture d'une information judiciaire confiée à un juge d'instruction, notamment pour "violences en réunion" et "immixtion dans l'exercice d'une fonction publique", après les violences commises le 1er mai par Alexandre Benalla et Vincent Crase.

Le parquet a requis le placement sous contrôle judiciaire des cinq suspects, qui étaient en garde à vue jusqu'à samedi soir. Alexandre Benalla, ex-chargé de mission à l'Elysée, Vincent Crase, employé de LREM, ainsi que trois haut gradés de la police doivent être présentés au juge d'instruction dans la journée et risquent une mise en examen.

Trois ans de prison pour violences en réunion

Ce très jeune collaborateur de l’Elysée a vécu une garde-à-vue sans doute d’autant plus terrible, qu’il aurait normalement dû se marier, ce même samedi. Le mariage a été annulé. 

Si Alexandre Benalla est mis en examen par un juge, pour violences en réunion par personne chargée d’une mission de service public, alors il risquera une peine de trois ans de prison. Un an de prison encouru pour usurpation de fonctions. 

Son acolyte Vincent Crase, le gendarme réserviste employé de la République en Marche risque les mêmes peines, en théorie.

L'information judiciaire a aussi été ouverte pour les chefs de "port et complicité de port prohibé et sans droit d'insignes réglementés par l'autorité publique", "port prohibé d'arme de la catégorie B", "violation et recel de violation du secret professionnel", "détournement et complicité de détournement d'images issues d'un système de vidéo-protection", a précisé le parquet de Paris.

Concernant les contrôles judiciaires, le parquet a requis pour Alexandre Benalla et Vincent Crase l'interdiction d'exercer une fonction publique ou une mission de service public, de détenir une arme et d'entrer en contact avec d'autres protagonistes de l'affaire. Pour les trois policiers, il a demandé notamment une interdiction d'entrer en contact avec d'autres protagonistes du dossier.

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