l'instruction ne sera pas suspendue dans l'affaire bettencourt
l'instruction ne sera pas suspendue dans l'affaire bettencourt © reuters

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Bordeaux vient de rendre sa décision sur la validité de l'instruction. Elle valide les douze mises en examen, dont celle de Nicolas Sarkozy.Les avocats de la défense estimaient que l'expertise médicale n'est pas valable.

Cette expertise du 7 juin 2011 estime que la riche héritière est en état de démence sénile depuis septembre 2006.

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L'avocat représentant la famille de Liliane Bettencourt, Nicolas Huc-Morel, a réagi:

La chambre de l'instruction vient de rendre sa décision et valide dans son intégralité la procédure. Cinq années se sont écoulées depuis le début de cette procédure et la famille n'aspire qu'à une chose, c'est que cette instruction se clôture et que les magistrats en charge de ce dossier prennent leur ordonnance de règlement dans les jours ou les semaines qui viennent. L'ensemble des reproches que nous avons entendus ces derniers mois ne sont donc pas fondés, aucune mise en examen n'a été annulée. L'expertise a été validée par la cour d'appel.

On reproche aux douze mis en examen d'avoir profité à titres divers de la faiblesse de Liliane Bettencourt pour obtenir de l'argent.

Pierre Cornut-Gentille, avocat de François-Marie Banier, annonce de son côté:

Bien évidemment, nous allons former un pourvoi en cassation.

Pas de réaction de la part de Nicolas Sarkozy, en déplacement à Washington où il doit donner une conférence dans la journée. Mais ses amis n'hésitent pas à remettre en cause l'impartialité des juges. C'est le cas par exemple de Nadine Morano.Autre réaction, celle du député UMP Jean-Frédéric Poisson (avec Carine Bécard).

Selon les avocats de la défense estimaient que l'expertise n'avait aucune valeur. Ils dénonçaient une instruction à charge, et une expertise faussée : pour eux l'un des cinq médecins qui l'ont menée n'est pas compétente. Pire, elle serait même une proche du juge Jean-Michel Gentil (témoin de son épouse lors de son mariage), l'un des trois juges chargés du dossier.

La procédure remise en cause par la défense

Ces faits, jugés "extrêmement graves" par les avocats remettent en cause l'impartialité de l'instruction. Lors de l'audience du 2 juillet, ils ont bataillé contre les conditions de l'expertise médicale.

La Cour d'appel n'ayant pas remis en cause la validité de l'instruction, les trois juges pourront rendre dans les jours ou les semaines à venir l'ordonnance dans laquelle figureront les renvois ou non devant le tribunal correctionnel de tout ou partie des mis en examen.

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