Affaire Bonnemaison : la personnalité du docteur
Affaire Bonnemaison : la personnalité du docteur © Mariel Bluteau

Nicolas Bonnemaison, natif de Bordeaux, a aujourd’hui 53 ans.

Fils d’un chirurgien passionné de courses de voitures, il fait son internat à l’hôpital de Bayonne en 1989, puis continue à y exercer comme médecin urgentiste.

Sensibilisé aux questions autour de la fin de vie, il réalise sa thèse de doctorat sur les “Soins palliatifs et accompagnement de fin de vie”. A l’hôpital de Bayonne, il participe ensuite à la création d’un service de soins palliatifs.

Ce père de deux adolescentes, qualifié de “bon père” et marié à une anesthésiste qui travaillait dans le même hôpital, laisse également apparaître une “personnalité fragile”, “dépressive”. Vraisemblablement affecté par le suicide de son père alors qu’il avait 26 ans, il abandonne ses études pendant un an. Plus tard, Nicolas Bonnemaison vit un nouvel épisode dépressif et suit une psychothérapie pendant deux ans après avoir eu une relation extra-conjugale avec une infirmière.

Le 14 avril 2014, à la suite du renvoi de Nicolas Bonnemaison devant les assises, la chambre disciplinaire nationale de l’Ordre des médecins à Paris a décidé de la radiation de l’urgentiste de l’ordre des médecins.

Aujourd’hui il affirme, par la voix de son avocat, ne pas être un “militant de l’euthanasie”, mais plutôt quelqu’un pour qui “la médecine c’est sa vie”.

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