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Logo de la société Bygmalion © IP3PRESS/MaxPPP

Parmi elles, Bastien Millot, l'ex-dirigeant de la société et proche de Jean-François Copé. Bygmalion est au cœur d'une enquête sur un système de fausses factures au profit de l'UMP.

Quatre personnes ont été interpellées à leur domicile et placées en garde à vue : l'ex-dirigeant de Bygmalion Bastien Millot, Guy Alvès, actuel patron de l'entreprise, Franck Attal, responsable d'Event & Cie, et Matthieu Fay, ancien comptable de la société au coeur du scandale, licencié depuis.

Les quatre hommes doivent être entendus par des policiers de l'Office central de lutte contre la corruption, à Nanterre, près de Paris.

Les précisions de Sara Ghibaudo

L'UMP éclaboussée

Le parquet de Paris a demandé au début de l'été l'ouverture d'une information judiciaire sur ce système présumé de fausses factures mis en place en 2012 par l'UMP et des proches de Nicolas Sarkozy pour couvrir les dépassements de frais de campagne présidentielle de l'ex-chef de l'Etat.

Bastien Millot est un proche de l'ancien président de l'UMP, Jean-François Copé, contraint à la démission après des révélations sur ce système par son propre directeur de cabinet, Jérôme Lavrilleux.

Selon le quotidien Le Monde, Matthieu Fay avait avoué aux enquêteurs, en juin, qu'il avait bien été la cheville ouvrière du système de fausses factures : "Ce lot de factures, à savoir les factures sous-évaluées relatives aux meetings et les fausses factures, a été envoyé à l'UMP par porteur après le second tour".

Toujours d'après Le Monde, il a fait état d'un total facturé pour les meetings de près de 19 millions d'euros, alors que ce montant ne devait pas officiellement dépasser 3,4 millions.

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