Bernard Squarcini renvoyé devant un tribunal correctionnel
Bernard Squarcini renvoyé devant un tribunal correctionnel © Reuters / Philippe Wojazer

Bernard Squarcini, l'ancien "patron" de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) jugé dans l'affaire des "fadettes" du journal Le Monde en 2010, a été condamné mardi à une peine de 8.000 euros d'amende.

Il devra en outre verser un peu plus de 7.000 euros de dommages et intérêts aux parties civiles, dont Le Monde et le Syndicat national des journalistes. Son avocat, Me Patrick de Maisonneuve, a indiqué que l'ancien haut responsable policier allait réfléchir à l'opportunité de faire appel ou non:

Ce n'est pas la personnalité de M. Squarcini qui est en cause, il est condamné à une amende. Mais nous sommes en désaccord sur le principe de la condamnation

Bernard Squarcini répondait du délit de "collecte de données à caractère personnel par un moyen frauduleux, déloyal ou illicite", passible d'une peine maximale de cinq ans de prison et 300.000 euros d'amende.

Les explications de Nathalie Hernandez

Le procureur, Jean Quintard, avait estimé à l'audience que Bernard Squarcini s'était rendu coupable d'un acte illégal en invoquant à tort la sûreté de l'Etat alors qu'il s'agissait seulement d'empêcher des fuites judiciaires dans la presse. Mais il n'avait requis qu'une peine de 5.000 euros d'amende afin de

tenir compte des services rendus par M. Squarcini à la République

Bernard Squarcini avait reconnu à l'audience avoir requis les fadettes d'un journaliste du Monde sur un volet de l'affaire Bettencourt sensible pour l'ex-ministre UMP du Travail Eric Woerth. Les parties civiles ont estimé que Bernard Squarcini, réputé proche de Nicolas Sarkozy, avait voulu protéger l'exécutif qui craignait que ces fuites ne déstabilisent Eric Woerth.

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