Pour l'avocat, qui a eu longuement accès au dossier, ce montage financier permettait à Richard Ferrand et son épouse de bénéficier d'un enrichissement personnel.

Richard Ferrand est l'un des soutiens de la première heure d'Emmanuel Macron.
Richard Ferrand est l'un des soutiens de la première heure d'Emmanuel Macron. © AFP / patrice pierrot

Après les révélations faites sur Richard Ferrand et son épouse dans le journal satirique Le Canard Enchaîne dans son édition du mercredi 24 mai, c'est Le Parisien qui donne de nouvelles informations sur ce montage financier qui implique l'un des plus fidèles soutiens d’Emmanuel Macron.

D'après l'ancien bâtonnier de Brest, la manière dont Richard Ferrand a fait l'acquisition (via la société de sa compagne) d'un immeuble à Brest pour les Mutuelles de Bretagne serait choquant. L'avocat évoque "un enfumage" et explique avoir été choqué à l'époque des faits. De son côté, Richard Ferrand considère qu'il n'y a pas de conflit d'intérêts, puisqu'il n'est "ni marié, ni pacsé " avec sa compagne avec qui il assure "ne pas avoir de patrimoine commun".

À l'époque, Alain Castel est l'avocat du vendeur des locaux qui vont être vendus aux enchères. Mais un acheteur se présente et propose un accord amiable. Il s'agit du directeur des Mutuelles de Bretagne, Richard Ferrand. Me Castel pense d'abord que l'acheteur est la Mutuelle avant de se détromper, il s'en explique à France Bleu Breizh Izel :

Une nouvelle fois, Les Mutuelles de Bretagne défendent leur ancien directeur : selon l'actuelle direction, il n'a pas avancé masqué derrière la SCI de sa femme. Les Mutuelles savaient qui était le véritable acheteur, et elles-mêmes ne voulaient pas investir dans un projet immobilier.

Pour le parquet de Brest comme pour le parquet financier, après avoir procédé à une analyse juridique des faits, il n'y a pas matière à ouvrir une enquête.

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