Après une audition du couple, entendu chacun de son côté, lundi soir, les enquêteurs ont perquisitionné le bureau de François Fillon à l'Assemblée nationale.

Bureau de François Fillon à l'Assemblée nationale
Bureau de François Fillon à l'Assemblée nationale © Maxppp / Olivier Corsan

Ils n'y ont trouvé ni badge d'entrée à l'Assemblée nationale au nom de Penelope Fillon, ni adresse mail dédiée. Rien de plus normal, selon les avocats du couple : Mme Fillon n'avait pas vocation à aller à l'Assemblée, ni même dans une permanence parlementaire... En tout cas, pas celle-ci, puisque selon eux, Penelope Fillon a bien travaillé, mais au domicile du couple, dans la Sarthe.

Étrange, estime de son côté Marianne Darmon, présidente du cercle des collaborateurs et attachés parlementaires.

Je ne connais aucun député qui reçoit les gens chez lui... Je ne dis pas que ça n'existe pas, mais je n'en ai jamais entendu parler. La règle générale, c'est que le député utilise son IRSM (Indemnité de Représentation et de Frais de Mandat) pour louer une permanence qui est ouverte au public.

Ici, pas de permanence, donc. Et on ne sait pas, à ce stade de l'enquête, si la perquisition mardi a permis de trouver un contrat de travail au nom de Penelope Fillon. Contrat que l'épouse du candidat à la présidentielle n'a pas été en mesure de remettre lors de son audition lundi soir.

Désormais, les enquêteurs devraient également se pencher sur les éventuels contrats de travail des enfants du couple Fillon : le Canard enchaîné révèle dans son numéro de la semaine qu'ils auraient perçu, comme assistants parlementaires là aussi, un total de 84 000 euros. Le journal évoque désormais un chiffre revu à la hausse : un million d'euros au total perçus par Penelope Fillon et deux de ses enfants.

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