Né en réponse à l'affaire Cahuzac, le parquet national financier a depuis multiplié les interventions (notamment dans l'affaire Fillon), traitant plus de 400 dossiers en trois ans.

Perquisition à l'Assemblée nationale dans le cadre de l'affaire Fillon
Perquisition à l'Assemblée nationale dans le cadre de l'affaire Fillon © Maxppp / Frédéric Dugit

Créé fin 2013, et entré en activité le 1er février 2014, le parquet national financier n'a pas chômé depuis. Le mois dernier, la procureure Eliane Houlette revendiquait plus de 400 dossiers ouverts en trois ans, dont quelques affaires d'importance.

Un système neuf mais déjà salué pour son efficacité. Le Syndicat de la magistrature estime ainsi que la création du PNF a permis "une forme de rééquilibrage" dans ce type d'affaires, souvent complexes à mener à terme. Elle fait aussi preuve d'une "réactivité manifeste", notamment après la publication des Panama Papers ou dans l'affaire Penelope Fillon.

Le PNF a aussi connu quelques succès retentissants, notamment la condamnation de Claude Guéant en appel à deux ans de prison dont un ferme, ou encore l'affaire Cahuzac (dont il était né) : une condamnation à trois ans de prison ferme le 8 décembre dernier, conformément aux réquisitions du parquet dans le dossier.

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