Rémi fraisse hommage
Rémi fraisse hommage © Radio France

Le gendarme ayant lancé la grenade qui a tué le militant écologiste lors d'une manifestation a été placé en garde à vue, selon le parquet de Toulouse. Une garde à vue qui relance l'affrontement entre les gendarmes et la famille du jeune homme.

Un rapport d'enquête administrative avait pourtant conclu que la gendarmerie et a fortiori le militaire montré du doigt n'avaient commis aucune faute. Mais l'avocat de la famille de Rémi Fraisse avait rapidement dénoncé un "rapport partiel, partial et malhonnête".

Deux enquêtes en parallèle

Un point de vue confirmé par cette garde à vue ? Pas nécessairement. Cette dernière permet surtout à la défense du gendarme d'avoir accès au dossier, et donc de pouvoir mieux préparer d'éventuelles suites judiciaires. Pour les juges d'instruction, il permet également d'en savoir plus sur les circonstances du drame, dans le cadre de l'information judiciaire ouverte pour "violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner".

L'enquête avait en effet été ouverte trois jours après la mort de Rémi Fraisse, et bien avant la publication du rapport d'enquête administrative, deux procédures totalement indépendantes.

Au cours de la manifestation du 26 octobre, Rémi Fraisse a été tué par une grenade offensive lors d'affrontements entre les forces antiémeutes et un groupe de manifestants. La mort du militant ayant provoqué un vif émoi, le projet a été suspendu et de nombreuses manifestations en hommage à Rémi Fraisse et "contre les violences policières" ont eu lieu.

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