Le corps de Jean-Michel Lambert, premier juge chargé de l'enquête sur la mort de Grégory Villemin en 1984, a été retrouvé chez lui au Mans. L'enquête s'oriente vers un suicide.

Le juge Lambert était devenu écrivain
Le juge Lambert était devenu écrivain © Maxppp / NCY

Un mois après sa relance, l'affaire Gregory a pris un nouveau tour dramatique avec la mort de Jean-Michel Lambert.

Le corps de l'ex-magistrat a été retrouvé dans son bureau avec un sac plastique noué sur la tête à l'aide d'un foulard, selon une source proche du dossier. La police judiciaire d'Angers a été saisie et le parquet du Mans a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances de la mort, a indiqué une autre source.

Les détails avec Jean-Philippe Deniau :

Le petit juge

Le juge Lambert avait 32 ans lorsqu'il a été chargé de l'enquête sur la mort de Grégory. C'est lui qui a mis en examen et fait écrouer, puis relaché Bernard laroche, le cousin germain du père de Grégory.

C'est lui ensuite qui a fait écrouer la mère de Grégory, Christine Villemin, persuadé de sa culpabilité. Christine Villemin sera entièrement blanchie plusieurs années plus tard.

Le juge Lambert au début de l'affaire Grégory
Le juge Lambert au début de l'affaire Grégory © Maxppp / PHOTOPQR/LE REPUBLICAIN LORRAIN

Des carnets accusateurs

Sa mort intervient quelques jours après la publication des carnets du deuxième juge d'instruction sur l'affaire Grégory, le juge Simon. Il remettait complètement en cause l'instruction du juge Lambert. Il affirmait dans ses éc rits "Je me retrouve face à la pire erreur judiciaire".

Reconstitution du meurtre de Bernard Laroche par Jean-Marie Villemin en présence du juge Lambert
Reconstitution du meurtre de Bernard Laroche par Jean-Marie Villemin en présence du juge Lambert © Maxppp / LE REPUBLICAIN LORRAIN

Cette affaire "rend fou"

Pour maitre Stéphane Giuranna, l'avocat de Marcel et Jacqueline Jacob, grand-oncle et grand-tante de Grégory Villemin mis en examen et placés sous controle judicaire pour enlèvement et séquestration en juin dernier :

"Cette affaire crée une pression médiatique hors normes, hors du commun, surhumaine"

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