La confrontation organisée vendredi à Dijon entre Murielle Bolle et l'un de ses cousins a duré trois heures mais n'a pas apporté de percée dans l'enquête.

Pour Jean-Paul Teyssonière et Christophe Ballorin, les avocats de Muriel Bolle, le cousin a tout inventé
Pour Jean-Paul Teyssonière et Christophe Ballorin, les avocats de Muriel Bolle, le cousin a tout inventé © AFP / Jean-Philippe KSIAZEK

Trois heures de confrontation pour pas grand-chose et deux versions que tout oppose. La confrontation des deux cousins a commencé devait résoudre la question centrale : celle qui avait 15 ans à l'époque, le 5 novembre 1984, a-t-elle changé de version sous la pression de sa famille ? A-t-elle subi des violences familiales ce soir-là, entraînant la rétractation de son témoignage incriminant son beau-frère Bernard Laroche ?

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Pour les avocats de Muriel Bolle a pu démontrer que son cousin Patrick est un ne fait que répéter ce qu'il a entendu à la télévision, que c'est un "mythomane". Jean-Paul Teyssonière et Christophe Ballorin estiment donc qu'il n'y a plus de raison de maintenir en détention leur cliente.

Pour l’avocat du cousin, par contre, son client est "déçu" car "il pensait qu'il pourrait y avoir une vérité qui puisse émerger subitement" alors que Murielle Bolle continue d'affirmer "qu'elle ne le connaît pas plus que cela".

Quant au procureur général de Dijon, il a trouvé le témoignage du cousin "crédible" sur certains éléments même si Murielle Bolle continue de nier "toute violence" de sa famille lors de la soirée du 5 novembre mais "les gendarmes poursuivent les investigations", a ajouté Jean-Jacques Bosc.

Sur place, le récit de Lorélie Carrive

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