L'affaire Fillon-Jouyet
L'affaire Fillon-Jouyet © PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN / PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN

Le tribunal correctionnel de Paris a reconnu le caractère diffamatoire d'un passage du livre "Sarko s'est tuer" évoquant un arrangement entre François Fillon et Jean-Pierre Jouyet. Mais la décision retient aussi la "bonne foi" des journalistes et du secrétaire général de l'Élysée.

Le tribunal a donc relaxé le secrétaire général de l'Elysée Jean-Pierre Jouyet ainsi que deux journalistes du Monde , poursuivis en diffamation par l'ancien Premier ministre François Fillon.

Jugement de Salomon

Oui, les propos qui leur étaient reprochés sont bien diffamatoires : ils affirmaient que le député du parti Les Républicains avait demandé au principal collaborateur de François Hollande d'accélérer le cours de la justice contre Nicolas Sarkozy. Mais les prévenus ont relayé cette information en toute "bonne foi" , selon la décision : Jean-Pierre Jouyet parce que ses propos avaient été relayés à son insu ; Fabrice Lhomme et Gérard Davet, parce qu'ils étaient dans leur rôle en diffusant l'information.

Leurs avocats se sont d'ailleurs réjoui de ce jugement. "Entre l'honneur de Monsieur Fillon et la liberté de la presse, c'est la liberté de la presse qui a prévalu" , assurent-ils. Un honneur qui a été "lavé" selon l'avocat de l'ancien Premier ministre, précisant que "la preuve de la véracité [de ces propos] n'a pas été rapportée" .

Bref, une décision de justice qui confirme à chacun qu'il avait raison depuis le début.

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