Nicolas Bazire
Nicolas Bazire © © Christophe Morin / IP3 / © Christophe Morin / IP3

Nicolas Bazire (n°2 du groupe LVMH) et Pierre Mongin (actuel patron de la RATP)étaient respectivement directeur et chef de cabinet d'Edouard Balladur lors de la campagne électorale de 1995. Ils sont convoqués chez les juges, dans l'affaire Karachi.

Cette audition fait suite aux derniers développements de l'enquête judiciaire, et d'une possible utilisation des fonds secrets de Matignon. C'est le témoignage de René Galy-Dejean qui a relancé cette piste des fonds secrets, parallèlement à celle des rétrocommissions sur les contrats d'armements au Pakistan et en Arabie Saoudite. L'ancien trésorier de la campagne d'Edouard Balladur affirme désormais aux juges qu'en avril 95, le chef de cabinet du Premier ministre, Pierre Mongin, l'aurait convoqué à Matignon pour lui remettre trois millions de francs en petites coupures, et cela au lendemain du premier tour de la présidentielle et de la défaite balladurienne. Le chauffeur de Galy-Dejean va dans le même sens.

Les explications de Benoit Collombat.

Une version catégoriquement démentie par Pierre Mongin, qui a déposé plainte pour dénonciation calomnieuse, faux témoignage et subornation de témoin. A ses yeux, le témoignage de Galy-Dejean n'est pas crédible et celui de son chauffeur plus que douteux. En juin dernier, les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire ont été autorisés par le parquet à explorer jusqu'au bout cette possible piste d'un "détournements de fonds publics" concernant, le volet principal : l'argent noir des contrats d'armements, Nicolas Bazire a lui déjà été mis en examen à deux reprises pour complicité et recel d'abus de biens sociaux.

Affaire Karachi
Affaire Karachi © Radio France
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