Après ses filles, les policiers de l'office anti-corruption de Nanterre s’intéressent à la femme du sénateur du Rhone, visé par une enquête préliminaire pour détournements de fonds

Après ses filles, les policiers de l'office anti-corruption de Nanterre s’intéressent à sa femme
Après ses filles, les policiers de l'office anti-corruption de Nanterre s’intéressent à sa femme © AFP / Jérôme VALLETTE

Les enquêteurs du parquet financier s'intéressent désormais à toute la famille du sénateur du Rhône. Le cas de l'épouse de Michel Mercier a été évoqué brièvement pendant l'audition du sénateur mercredi, par les policiers de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales de Nanterre.

Joëlle Mercier a travaillé auprès de son mari entre 1995 et 2009, lors des premiers mandats de sénateur de Michel Mercier, jusqu'à son entrée au gouvernement. Un rôle de collaboratrice locale dans le Rhône, selon nos informations.

Comme beaucoup de conjoints de parlementaires. Elle s'occupait du courrier et des visites dans la circonscription de son mari. Un travail qu'elle effectuait dans les deux domiciles du couple, à Lyon et à Thizy. A ce stade, Joëlle Mercier n'a pas été entendue par les policiers.

Le parquet national financier vérifie tous les contrats passés par Michel Mercier avec des membres de sa famille. Des emplois familiaux qui étaient autorisés, jusqu'à la nouvelle loi de moralisation de la vie publique, votée mercredi dernier.

Les enquêteurs cherchent donc à vérifier si ces emplois étaient fictifs ou réels. C'est surtout le contrat d'une des filles de Michel Mercier, Delphine Mercier, qui pose question. Embauchée à mi-temps au sénat de 2012 à 2014 alors qu'elle résidait à Londres. Elle était rémunérée 2000 euros bruts par mois.

Pour preuve de sa bonne foi. Michel Mercier a consigné la somme de 40 000 euros, s'il devait finalement rembourser les salaires perçus par sa fille.

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