claude guéant convoqué le 26 mai dans l'affaire tapie
claude guéant convoqué le 26 mai dans l'affaire tapie © reuters

Claude Guéant est arrivé à 8h30 à la brigade financière. L'ancien bras droit de Nicolas Sarkozy doit s'expliquer dans le dossier Tapie. Les juges pensent que l'arbitrage qui a accordé près de 400 millions d'euros à l'homme d'affaires a été truqué, peut-être sur instruction du pouvoir politique. Il a été placé sous le régime de la garde à vue à son arrivée.

La justice cherche à savoir si Claude Guéant, qui était à l'époque secrétaire général de l'Elysée, sous Nicolas Sarkozy, a favorisé l'arbitrage controversé. En février 2013, une perquisition avait été effectuée à son cabinet d'avocat.

Selon une enquête publiée en septembre dernier par Libération, Claude Guéant "a été le destinataire de nombreuses demandes d'intervention de Bernard Tapie depuis 2005", lorsqu'il officiait sous les ordres du ministre de l'Intérieur puis du président Sarkozy.

Les enquêteurs ont trouvé des courriers de Bernard Tapie et de son avocat, envoyés à Claude Guéant dès 2004. Les explications de Sara Ghibaudo

Pour Bernard Tapie, Claude Guéant a joué un simple rôle de facteur. En avril dernier, deux des juges-arbitres qui ont tranché en faveur de l'homme d'affaires, l'ex-président du Conseil constitutionnel Pierre Mazeaud et l'avocat Jean-Denis Bredin, ont été placés sous le statut de témoin assisté. Le troisième, Pierre Estoup, a été mis en examen en mai 2013 pour escroquerie en bande organisée. Bernard Tapie et deux autres personnes sont également mis en examen du même chef.

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La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a pour sa part été placée sous le statut de témoin assisté dans le volet de l'affaire porté devant la Cour de justice de la République, seule compétente pour juger les délits commis par des membres de gouvernement dans l'exercice de leurs fonctions.

Le tribunal arbitral a condamné en juillet 2008 le CDR, structure créée en 1995 pour gérer le passif du Crédit Lyonnais après sa quasi-faillite, à verser à Bernard Tapie 285 millions d'euros d'indemnités, dont 45 millions à titre de préjudice moral (403 millions d'euros avec les intérêts).

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