« Une situation compliquée », « des enfants très perturbés », des assistantes familiales « qui avaient beaucoup de soutien », les services sociaux ont beaucoup à faire avec les enfants Delay.

Cherif, tout d’abord. Placé dès 1995 à la demande de sa mère à cause des violences qu’il subi de son beau-père. « C’était compliqué à l’école. Même si Cherif était très intelligent, il n’arrivait pas à apprendre à lire », explique Sabine Joly, assistante sociale et référente des familles d’accueil des enfants Delay.

Car les trois frères de Cherif vont, eux aussi, quitter le domicile familial. A l’époque, au début de l'année 2000, les services sociaux pensent ce placement provisoire et continuent à travailler avec les parents des enfants Delay. « Myriam Badaoui était extrêmement curieuse sur sa façon de procéder. Elle pouvait à la fois nous dire que ses enfants étaient en danger puis remuer ciel et terre pour qu’ils rentrent à la maison. Ca balançait dans un sens puis dans l’autre. Elle avait l’art de semer le trouble. »

La mère des enfants que l’assistante sociale n’a « pas sentie sincère ». A la différence des enfants eux-mêmes quand, quelques mois plus tard, ils commencent à raconter leur calvaire. Ces « tout petits enfants » qu’il fallait « soutenir et aider » et que Sabine Joly considère « honnêtes dans ce qu’ils disaient ».

« On sentait bien que quand ils disaient les choses, ils avaient vraiment le souci de nous expliquer. »

Avant de préciser : « après qu’ils ne soient pas toujours précis ou exacts, ça peut tout à fait se comprendre ».

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