Pascal Fauret et son copilote Bruno Odos
Pascal Fauret et son copilote Bruno Odos © Capture d'écran france 2

Des zones d'ombres demeurent sur les complicités dont les deux pilotes français ont bénéficié pour quitter le République dominicaine.

Les actions mises en oeuvre étaient-elles bien légales ? Tout en parlant d'"évasion", leur avocat Eric Dupond-Moretti a assuré, lors de la conférence de presse de mardi, que cela "ne constitue absolument pas une infraction" en France.

Plusieurs scénarios circulent dans les médias, faisant intervenir des anciens des services français, des marins, voire des agents de la DGSE. L'eurodéputé FN Aymeric Chauprade est décrit comme étant au coeur du dispositif mais les pilotes restent discrets sur leurs complicités.

Ex-pilotes de chasse, Pascal Fauret et Bruno Odos sont soutenus par le réseau de l'Aéronavale. Dès leur arrestation, un comité de soutien s'est constitué autour de Philippe Heneman, un ancien militaire.

Christophe Naudin, criminologue et spécialiste de la sûreté aérienne a témoigné en faveur des pilotes à leur procès et les a accompagnés dans leur fuite

A moins d'un hasard et d'une homonymie il y avait bien un monsieur Christophe Naudin au rang sept, le même rang que les deux pilotes dans l'avion qui les ramenait vers Paris. Nous avons tenté de joindre le criminologue en vain.

Selon nos informations les pilotes ont bien été exfiltrés de République dominicaine le 19 octobre en bateau, direction Saint Martin. De là, ils embarquent sur un premier avion vers Fort de France, puis ensuite un vol vers Paris ou ils atterrissent samedi. Leurs billets d'avion - des aller/retour - ont été achetés dans une agence de voyage à Rungis en banlieue parisienne.

Sous le coup d'une interdiction de sortie de République Dominicaine, Pascal Fauret et Bruno Odos avaient vu leurs passeports confisqués Mais ils ont bien embarqué sous leur identité avec de vrais papiers. Car grâce à leur métier, les pilotes disposaient de deux passeports chacun. Il est fort probable qu'on leur ait apporté soit ce deuxième passeport, soit leur carte d'identité puisqu’ils venaient d'un département d'outre-mer.

Quant au montant de ce périple, selon certaines sources il aurait couté pas moins de 80 000 euros.

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