De membres du PCF rendent visite à des employés d'Air France.
De membres du PCF rendent visite à des employés d'Air France. © MaxPPP

Cette annonce est un camouflet pour la direction d'Air France et une victoire pour la CGT. L'inspection du travail refuse d'autoriser le licenciement d'un délégué du personnel accusé d'avoir participé aux événements du 5 octobre dernier, lors de l'épisode de la chemise arrachée. La direction d'Air France a immédiatement saisi le ministère du travail.

Le délégué du personnel était accusé d’avoir agressé le directeur des ressources humaines, Xavier Broseta et deux vigiles lors d’une rencontre extrêmement tendue entre la direction d’Air France et des salariés de l’entreprise le 5 octobre dernier, l’épisode très médiatisé de la chemise arrachée, des images qui avaient fait le tour du monde. L’inspection du travail a refusé d’autoriser ce licenciement et incite la compagnie aérienne à former sans délai un recours auprès du ministère du Travail.

Recours hiérarchique auprès du ministère du Travail

L’inspection précise dans un courrier à Air France, que les « faits invoqués pris dans leur ensemble ne permettent pas à d’établir l'existence d'une faute lourde commise par le salarié, caractérisant son intention de nuire vis-à-vis de l'entreprise ». Le porte-parole du groupe Air France a annoncé qu’il formerait « un recours hiérarchique auprès du ministère du Travail ». Et en cas d'artbitrage favorable de la ministre du Travail pour maintenir le salarié à son poste, Air France entend aller au bout de toutes les procédures à sa disposition. Par exemple, exercer un recour devant le tribunal administratif pour obtenir le licenticement de son salarié.

Des salariés avaient envahi le comité central d’entreprise

Ce recours n’est pas suspensif. Par conséquent, l’employé en question doit être réintégré et l’entreprise doit lui payer les salaires non perçus depuis sa mise à pied. Le 5 octobre dernier, après l’annonce d’un nouveau plan de suppression à Air France, des salariés avaient envahi le comité central d’entreprise.

Sécurité privée dans les conflits du travail

Aux yeux de l’inspection du travail, le visionnage des images de cette scène ne permet pas de « ne permet pas de déduire la force de la poussée" et"qu'en conséquence son caractère violent ne peut être établi ». Par ailleurs, l’inspection reproche à l’entreprise d’avoir enfreint le code de sécurité intérieure qui interdit « l’intervention des entreprises de sécurité privée dans les conflits du travail ».

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