Il est ce que les médias ont appelé l’un des seconds couteaux de ce procès. Pas le curriculum vitae d’un Eric Woerth. Pas la prestance d’un François-Marie Banier. Pas le pouvoir d’un Patrice de Maistre.

Mais l’un de ceux qui, tout de même, ont bénéficié des largesses de Liliane Bettencourt : 10 millions d’euros sur une assurance vie à son nom. Lui qui aurait pourtant refusé à plusieurs reprises les cadeaux de celle qu’il soignait.

Alain Thurin n’est pas l’un de ces notables assis sur les bancs des prévenus. Mais un infirmier des hôpitaux publics à la retraite, devenu l’infirmier de nuit d’André Bettencourt lorsque celui-ci dépérit, puis celui de Liliane après le décès de son mari.

Petit à petit, Alain Thurin devient bien plus qu’un infirmier, reste le soir puis la nuit, dort dans un transat dans la chambre de la milliardaire. Et occupe une place de plus en plus importante à ses côtés. Il devient ainsi l’intermédiaire entre le nouveau mandataire de protection de Liliane Bettencourt et celle-ci. Il donne son avis, prend des photos avec elle en vacances. Il devient omniprésent, dénoncent certains membres du personnel de maison.

On l’a appris hier, à l’ouverture de ce qui est aussi son procès : Alain Thurin s’est pendu, dans un bois près de son domicile de Brétigny-sur-Orge. Il serait entre la vie et la mort.

Quelques heures avant, l’ancien infirmier, qui avait choisi de se défendre seul, sans avocat, a envoyé une lettre au parquet de Bordeaux. Le tribunal a désormais tout le loisir de l’examiner.

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